Tuerie de la préfecture de police : Emmanuel Macron rend hommage aux victimes

Claudine Rigal
Octobre 8, 2019

Selon les informations de 20 Minutes, un rapport du service de la préfecture met en lumière le profil complexe de cet employé "intégré".

Selon le procureur antiterroriste, les investigations ont toutefois " permis d'établir des contacts entre l'auteur des faits et plusieurs individus susceptibles d'appartenir à la mouvance islamiste salafiste ".

En 2015, après l'attentat de Charlie Hebdo, Mickaël Harpon aurait déclaré, "c'est bien fait", a indiqué ce document. Au mois de juillet de cette même année, deux fonctionnaires et un major de police, chargé des signalements de la radicalisation, ont eu une "discussion informelle".

Dans ce rapport, il est souligné que leur chef de section, un commandant de police, est revenu vers le major, fin août, début septembre 2015.

Une découverte qui soulève de nouvelles interrogations sur le niveau de radicalisation et les motivations de Mickaël Harpon.

Ce lundi soir, France 2 a révélé une information plus qu'inquiétante: au domicile de l'assaillant à Gonesse (Val-d'Oise), les enquêteurs ont retrouvé des clés USB contenant des vidéos de propagande de Daesh, ainsi que les coordonnées et données personnelles de " dizaines de ses collègues ".

D'après deux témoignages du voisinage du tueur, ce dernier aurait tenu des propos similaires dans la nuit, selon le procureur.

Sur son compte Facebook " Miko Noparh", créé en 2009, sur le peu de publications partagées, beaucoup concernent l'islam et la défense de la cause palestinienne, syrienne ou celle de la communauté musulmane des Rohingyas en Birmanie.

Dans les échanges les policiers n'ont trouvé aucune élément ne prouvant qu'elle a incité son mari au passage à l'acte.

Le Point rapporte de son côté qu'en garde à vue la femme de Mickaël Harpon " a décrit son époux comme +possédé+ pendant cette crise et a affirmé que toute la famille s'était réunie au milieu du salon, lui en larmes et prostré ".

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