Un tanker iranien frappé par deux missiles en mer Rouge

Claudine Rigal
Octobre 12, 2019

Le cours du pétrole a bondi vendredi 11 octobre après qu'un tanker iranien a été touché par deux frappes de missiles présumées en mer Rouge, ravivant les craintes d'une nouvelle escalade entre Téhéran et Riyad.

"Tous les membres de l'équipage sont sains et saufs", a ajouté la NITC, précisant que les personnes à bord tentaient de réparer les dégâts, sans fournir davantage de détails.

Cet incident piquait au vif les marchés qui avaient déjà réagi spectaculairement mi-septembre lors de frappes - attribuées par certains à l'Iran - contre deux sites pétroliers du géant Aramco dans l'est de l'Arabie saoudite, le plus gros exportateur mondial d'or noir, précipitant une chute brutale de sa production. Sur des photographies qu'elle a diffusées, le pont du navire ne parait pas endommagé.

Une enquête est en cours sur "cet acte irresponsable", a affirmé Abbas Moussavi, porte-parole de la diplomatie iranienne.

Après l'incident de vendredi, le prix du Brent était en hausse de 2,3% à 60,46 dollars, et celui du West Texas Intermediate a augmenté de 2,1 % à 54,69 dollars.

TankerTrackers, qui surveille les exportations de pétrole, a déclaré croire que le pétrolier transportait du pétrole en Syrie. Fin septembre, la France, l'Allemagne, l'Arabie saoudite, les États-Unis et le Royaume-Uni avaient accusé l'Iran d'être derrière l'attaque du 14 septembre contre des installations pétrolières saoudiennes, ce que Téhéran a formellement démenti. L'Iran avait démenti toute implication. Selon la NTIC, le navire aurait été la cible de deux frappes de missile.

L'attaque présumée de vendredi survient aussi après la saisie de plusieurs navires-citernes par l'Iran ces derniers mois dans la région du Golfe et l'arraisonnement en juillet au large de Gibraltar (extrême sud de l'Espagne) d'un pétrolier iranien, autorisé à repartir en août.

En mai et juin, les Etats-Unis avaient imputé à l'Iran des attaques et des actes de sabotage contre des pétroliers dans la région du Golfe.

Washington a depuis formé une coalition militaire maritime pour protéger la navigation, rejointe par Ryad et Abou Dhabi.

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