Des explications très politiques après son dérapage — Julie Graziani

Pierre Vaugeois
Novembre 5, 2019

" Sur la chaîne d'info LCI, Julie Graziani tient un discours nauséabond".

Dans une de ces émissions de commentaires de l'actualité dont les chaînes d'info ont le secret, Julie Graziani, éditorialiste à l'Incorrect (fondé par des proches de Marion Maréchal) s'en est pris à une mère célibataire smicarde. Présentée dans wikipedia, comme se revendiquant "lanceuse d'alerte " et militant contre l'avortement et au sein de la "manif pour tous", elle a tranquillement déployé un point de vue ultra-conservateur.

La chroniqueuse de l'émission 24h Pujadas sur LCI, Julie Graziani, a choqué les internautes en réagissant de manière violente à une conversation entre Emmanuel Macron et une citoyenne à Rouen. Élevant seule ses deux enfants et touchant le SMIC (le salaire minimum en France), cette dame s'est adressée au président français en déclarant que "les aides ne sont pas terribles" pour les personnes dans sa situation. Il lui répond: " Vous avez deux tiers de taxe d'habitation en moins". Pas vraiment selon l'interlocutrice qui gagne le SMIC: " Il y a deux ans, je n'en payais pas, et là j'en paie, alors que je n'ai pas gagné plus et je suis toujours seule avec deux enfants " lui rétorque-t-elle. Mais je ne connais pas son parcours de vie à cette dame. Est-ce qu'elle a suivi des études? "Puis si on est au SMIC, faut peut-être pas divorcer non plus dans ces cas là, à un moment donné, quand on se rajoute des difficultés sur des difficultés et des boulets sur des boulets, on se retrouve dans des problèmes". Plus tard dans la soirée, la chroniqueuse a aggravé son cas en partageant un message complètement aberrant sur son compte Twitter.

"Affligeant! ", " Question boulet on sait qu'elle a de l'expérience", "En général quand on est au SMIC, c'est qu'on bosse... quel mépris", peut-on notamment lire sur les réseaux sociaux. Peut-être que son mari l'a quittée, mais à un moment on assure ses arrières aussi.

Peu connue du grand public, Julie Graziani s'est retrouvée en quelques heures au cœur d'une polémique qui agite les réseaux sociaux. "Mon propos était d'en appeler avant tout à la responsabilité personnelle au nom de la dignité de chacun". Tu as fait le mauvais choix de boulot, tu as fait le mauvais choix de mec, tu assumes. "Car même dans des situations difficiles, nous restons responsables des actes que nous choisissons et nous ne pouvons indéfiniment nous retourner vers l'État pour résoudre nos problèmes personnels ou pour nous victimiser", soutient-elle, ajoutant que "la solidarité devrait avant tout passer par la famille et les corps intermédiaires (tissu associatif local, solidarité de proximité, églises, œuvres de bienfaisance, etc.)". "Quand j'étais jeune, nous vivions à 5 dans 35m2".

"Je comprends qu'elle ne puisse pas s'en sortir". Eh bien ça ne me viendrait pas à l'idée de sortir un tel degueulis sur un plateau télé.

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