Fiat-PSA : Laurent Berger dénonce l'implantation aux Pays-Bas

Xavier Trudeau
Novembre 5, 2019

Vous suivez... Aujourd'hui, FCA et PSA viennent donc tout juste d'annoncer officiellement (le 30 octobre dernier) leurs fiançailles sous la forme d'une éventuelle fusion: "L'union des deux groupes regrouperait ainsi les marques Fiat, Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot et Vauxhall".

L'importante création de valeur générée par cette opération est estimée à près de 3,7 milliards d'euros de synergies annuelles et progressives.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a jugé vendredi "objectivement scandaleux" le projet des constructeurs PSA et Fiat-Chrysler, en route vers une méga-fusion, d'implanter le siège social de leur future entité aux Pays-Bas pour des raisons "fiscales", y voyant "un premier mauvais signal".

En effet, un rapprochement entre les deux groupes était régulièrement évoqué à cette période, et alors que les familles Peugeot et Agnelli se connaissaient déjà très bien. S'ils se réunissent, PSA et FCA deviendraient le 4ème constructeur mondial avec 8,7 millions de véhicules vendus annuellement et un chiffre d'affaires consolidé de 170 milliards d'euros.

Avant cette fusion, si elle aboutit, PSA a par ailleurs indiqué qu'il se séparerait de ses 46% du capital de l'équipementier Faurecia. A noter: Carlos Tavares a fait toute sa carrière chez Renault avant d'être éjecté en 2013 par son grand rival Carlos Ghosn. Le coût de réalisation de ces synergies est estimé à 2,8 milliards d'euros.

Le ministre français de l'Économie Bruno le Maire a accueilli "favorablement" ce projet de fusion mais assure que l'État, actionnaire à 12% de PSA, restera "particulièrement vigilant" sur le maintien de l'appareil industriel en France.

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