Affaire Xavier Dupont de Ligonnès

Pierre Vaugeois
Décembre 7, 2019

Dans un court entretien accordé à M6, Guy J., l'homme arrêté par la police écossaise parce qu'elle croyait qu'il s'agissait de Xavier Dupont de Ligonnès, est revenu, vendredi 6 décembre, sur cette incroyable méprise. Un silence que Guy Joao interprète comme un "manque de respect ". Aux journalistes de M6, il a raconté, hors-caméra, " l'histoire de fou" qui lui est arrivée le 11 octobre dernier.

C'est l'une des affaires médiatiques de l'année: le 11 octobre, sur la foi d'une correspondance partielle d'empreintes, la police écossaise croit avoir arrêté à Glasgow le fugitif Xavier Dupont de Ligonnès. Le début d'une terrible méprise, qui durera une quinzaine d'heures.

Le retraité, qui partage son temps en Limay (Yvelines) et l'Ecosse, s'est également plaint des dégâts provoqués par la perquisition de son pavillon.

Guy Joao est cependant toujours tracassé par un évènement qui s'est produit lors d'une perquisition: "J'ai envoyé un courrier le 1er novembre à la ministre de la Justice, pour que l'on me rembourse une porte qui a été détériorée lors de la perquisition à mon domicile". Mais il n'a toujours pas reçu de réponse.

Mais avant de tourner définitivement la page, Guy Joao souhaite adresser ses remerciements à ses proches en Ecosse et en France pour leur "soutien".

" Ça fait 30 ans que je le connais. C'est complètement aberrant", avait déclaré un de ses voisins. Ses empreintes digitales semblent ainsi correspondre à celles de Xavier Dupont de Ligonnès, recherché depuis 2011 et soupçonné d'avoir tué son épouse et ses enfants dans leur maison de Nantes, en France.

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