Plaidoyers vibrants pour l'action à Madrid — Climat

Claudine Rigal
Décembre 4, 2019

La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP25) se tient du 2 au 13 décembre avec la participation de représentants de 196 pays, dont le Maroc, afin de prendre des mesures qui seront cruciales pour la suite du processus de l'ONU Changements climatiques.

Ce que résume le mot d'ordre des deux semaines de réunion: the #TimeforAction ou encore "le temps pour l'action". Un message martelé sur tous les tons dès l'ouverture de la 25e conférence de l'ONU sur le climat.

Pour le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres à l'ouverture de la COP25 à Madrid, l'humanité, qui subit les conséquences du dérèglement climatique, doit choisir entre l'"espoir" d'un monde meilleur en agissant et la "capitulation".

Ecoutez le magazine en cliquant sur l'image. Alors qu'il n'y a aucun signe qu'elles commencent à baisser. Et chaque degré supplémentaire va augmenter l'ampleur des dérèglements.

Or au rythme actuel, la température pourrait grimper jusqu'à 4 ou 5°C d'ici à la fin du siècle. Mais "ce qui manque toujours, c'est la volonté politique: la volonté politique de donner un prix au carbone, la volonté politique d'arrêter les subventions aux énergies fossiles, la volonté politique d'arrêter de construire des centrales à charbon dès 2020, la volonté politique de passer d'une taxation des revenus à une taxation du carbone", a insisté Antonio Guterres. Ni la Chine, ni le Japon, ni le Canada, ni l'Australie n'étaient représentés au plus haut niveau lundi.

Quant aux Etats-Unis, qui viennent de confirmer leur retrait de l'accord de Paris l'an prochain, ils ont envoyé une simple diplomate.

L'influente présidente de la Chambre des représentants, la Démocrate Nancy Pelosi, a décidé de faire le déplacement pour " réaffirmer l'engagement du peuple américain à combattre la crise climatique ". Nous sommes toujours là, a-t-elle assuré, soulignant la responsabilité morale envers les futures générations.

Dans ce contexte, les yeux se tournent vers l'Union européenne et son tout nouvel exécutif.

De son côté, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, dont le pays a remplacé au pied levé le Chili où devait se tenir la conférence, a affirmé qu'aujourd'hui "seule une poignée de fanatiques nient l'évidence" du changement climatique.

Nous serons les champions de la transition verte, a assuré le nouveau président du Conseil européen Charles Michel, réclamant une "révolution verte ".

"Pacte vert " que la Commission doit présenter le 11 décembre au Parlement européen " sera un traité de paix avec la nature", a-t-il ajouté.

Même si l'UE adoptait la semaine prochaine cet objectif de neutralité carbone, elle ne devrait pas présenter avant plusieurs mois une révision de ses ambitions à plus court terme, dans l'optique de la COP26 à Glasgow, comme le prévoit l'accord de Paris.

Les pays du Sud ont aussi fait entendre leur voix, réclamant de l'aide pour faire face aux désastres.

"Les atolls les plus vulnérables comme mon pays sont déjà dans le couloir de la mort", a souligné à distance Hilda Heine, la présidente des Iles Marshall menacées par la montée des eaux.

L'eau recouvre déjà la plus grande partie de notre territoire à un moment ou un autre de l'année [.] En tant que nation, nous ne voulons pas fuir.

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