36 civils tués dans le Centre-Nord — Burkina

Claudine Rigal
Janvier 22, 2020

36 Burkinabè ont été tués dans la province du Sanmatenga suite à une attaque terroriste le 20 janvier 2020, selon la RTB qui cite un communiqué du gouvernement.

Alors que le pays vient d'adopter une loi autorisant le gouvernement à mettre en place une force composée de volontaires pour combattre le terrorisme, il découvre avec consternation que deux villages situés dans le centre-nord est se sont faits attaquer dans la nuit du lundi 20 janvier. "Cette attaque a également fait trois blessés ". Le marché de ladite localité a été incendié. Dans leur repli, les assaillants ont abattu quatre autres personnes au niveau du village de Alamou toujours dans le Sanmatenga. Ces attaques répétées contre les populations innocentes appellent à une franche collaboration avec les Forces de défense et de sécurité et au renforcement de la solidarité entre les burkinabè. Un deuil de 48 heures a été décrété par le président Roch Marc Christian Kaboré.

Des centaines de personnes ont fui la zone pour se réfugier dans la ville de Kaya, selon des habitants de Kaya joints par l'AFP.

Le Parlement a adopté mardi à l'unanimité une loi permettant le recrutement de volontaires locaux dans la lutte antjihadiste.

Selon un document consulté par l'AFP, les volontaires, dont l'âge minimum est de 18 ans, seront recrutés dans leurs zones de résidence, après approbation des populations locales, en assemblée générale.

À voir: "L'armée française, ultime rempart contre la menace jihadiste au Sahel?"

Selon l'ONU, les attaques jihadistes au Mali, au Niger et au Burkina ont fait 4 000 morts en 2019.

Sous-équipées et mal entraînées, les forces de l'ordre burkinabè n'arrivent pas à enrayer la spirale de violences djihadistes.

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