Google veut supprimer les cookies d'internet

Alain Brian
Janvier 19, 2020

Hier, Google a partagé un calendrier mis à jour pour le moment où les applications Chrome cesseront de fonctionner sur toutes les plateformes.

Selon le langage informatique, un cookie est un petit fichier, un texte, enregistré sur le disque dur de l'ordinateur d'un internaute à la demande du serveur gérant le site Web visité.

Google a annoncé qu'elle allait quand même imposer à terme des limites aux mouchards (cookies) d'acteurs tiers.

Le géant de la recherche a annoncé mardi sur un blog de l'entreprise qu'il aurait supprimé dans les deux ans toute prise en charge des cookies de suivi tiers sur le Web, une décision qui suit les mesures de répression similaires des navigateurs Safari d'Apple et Firefox de Mozilla.

Les traceurs tiers, eux, sont implantés par des entreprises externes dont la spécialité est de récolter de l'information sur les internautes tout le long de leurs activités, même après qu'ils aient quitté le site visité. "Il a fait savoir que le but est de rendre les cookies de sites tiers " obsolètes " d'ici " deux ans ".

En substance, via l'initiative Privacy Sandbox, la firme veut développer (avec les communautés concernées) un standard open source qui rendra le web plus privé et plus sécurisé pour les utilisateurs, tout en continuant à soutenir les éditeurs de sites web qui monétisent ces sites grâce aux publicités.

Google avait lancé en août dernier le programme " Privacy Sandbox ". Criteo, qui a fait de l'intégration de ces petits scripts publicitaires une spécialité et lui a permis de bâtir son modèle économique, se retrouve plongée dans la crise.

" Nous poursuivrons également nos efforts pour rendre les technologies Web actuelles plus sécurisées et plus garantes des protections de la vie privée". Ils servent à établir le profil de l'internaute, à savoir s'il a vu ou cliqué sur une publicité, mais aussi à sauvegarder ses préférences. Google dit vouloir éviter que le remplacement des cookies soit pire que les cookies, d'où ce bannissement progressif. Toute transition majeure dans la technologie Web nécessite un investissement important de la part des opérateurs de sites Web, et il n'est pas clair si des données plus limitées sur les utilisateurs feraient baisser les prix des publicités en ligne. Les partisans du respect de la vie privée ont toujours dénoncé leur utilisation.

Google considère que bloquer purement et simplement les "cookies" ne constitue pas une bonne solution car cela pourrait encourager le développement de méthodes de traçage encore plus insidieuses. Pour l'heure, le groupe californien n'a pas précisé par quoi il comptait remplacer ces "cookies" mais "travaille activement" pour offrir aux développeurs et éditeurs l'opportunité d'expérimenter de nouveaux mécanismes. Ces traceurs ne sont pas visés par la nouvelle politique de Google. Elle estime que "l'exclusion progressive d'entreprises tierces de la plate-forme Facebook a nui à la diversité du secteur de la publicité en ligne".

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