La Bourse de Paris ouvre à l'équilibre (+0,02%)

Xavier Trudeau
Janvier 15, 2020

La Bourse de Paris a ouvert sans changement lundi 13 janvier dans l'attente de la signature annoncée pour le 15 janvier de l'accord commercial partiel entre Washington et Pékin ainsi que dans l'attente de la saison des résultats.

Le principal baromètre du marché parisien démarre la semaine sur un gain de 0,26% à 6.052,74 points à 12h15, après avoir bouclé sa première semaine complète de l'année 2020 sur un léger repli hebdomadaire (-0,12%).

Après un démarrage à l'équilibre, la cote parisienne a rapidement basculé dans le rouge, pour se stabiliser à nouveau à la mi-journée. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 0,02% tandis que l'indice élargi S&P 500 cédait 0,07% et que le Nasdaq, à forte coloration technologique, s'effritait de 0,13%.

Le texte de l'accord commercial partiel entre les États-Unis et la Chine sera rendu public dans son intégralité mercredi lors de la signature du document à Washington, selon le conseiller économique de la Maison Blanche, Larry Kudlow.

Avant les publications américaines, "les marchés européens calent, tandis que Wall Street caracole toujours", a souligné Tangi Le Liboux, analyste pour Aurel BGC. La séance verra par ailleurs la saison américaine des résultats débuter en trombe avec des poids lourds tels que JPMorgan Chase, Delta Air Lines ou Citigroup. Avant l'ouverture des marchés européens, la Chine a publié sa balance commerciale pour décembre, marquée par un excédent commercial du pays vis-à-vis des États-Unis en chute de 8,5% en 2019.

La prudence a profité aux valeurs défensives, les moins sensibles à la conjoncture, à l'instar de Pernod Ricard, qui s'est octroyé 1,78% à 165,70 euros.

A l'inverse, les constructeurs automobiles reculaient.

Partouche avançait de 0,71% à 28,20 euros après avoir fait état d'un contrôle fiscal "en conformité" dans son établissement de Cannes, dont les dirigeants avaient bénéficié en juin d'un non-lieu général dans une affaire de dissimulations présumées de mises de poker.

En matière de valeurs, Renault retrouvait des couleurs au lendemain d'une séance difficile (+0,82% à 41 euros) après que Nissan a assuré dans un communiqué n'avoir "pas du tout l'intention de dissoudre" son alliance avec Renault et Mitsubishi Motors, en réaction à un article du Financial Times qui évoquait des plans internesen ce sens.

Vivendi se repliait de 0,12% à 25,87 euros après que les actionnaires du groupe italien Mediaset ont validé vendredi les amendements apportés à son projet de holding européenne, malgré l'opposition de Vivendi avec qui il est en conflit depuis plus de trois ans.

TechnipFMC était aussi affecté (-1,60% à 18,75 euros) par l'abaissement de la sienne par Bernstein. Tout comme Imerys (+4,75% à 40,12 euros), relevé à "acheter" par Oddo BHF.

A l'autre bout de l'indice, Publicis profitait (+2,60% à 43,01 euros) d'une hausse de recommandation à "acheter" contre "neutre" par Goldman Sachs.

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