La Chine annonce la fermeture de sections de la Grande Muraille — Coronavirus

Evrard Martin
Janvier 24, 2020

"Au terme d'une réunion de deux jours à son siège de Genève, l'Organisation mondiale de la santé a reconnu jeudi " l'urgence en Chine ", mais a jugé qu'il était " trop tôt " pour parler " d'urgence de santé publique de portée internationale ".

La Chine a intensifié vendredi ses efforts pour contenir l'expansion d'un nouveau virus tueur, avec le confinement de plus de 40 millions de personnes et la fermeture de nombreux sites populaires y compris des sections de la célèbre Grande Muraille. À ce jour, il a fait 26 morts en Chine et contaminé des centaines de personnes, selon les autorités chinoises. Parmi elles, Jingzhou, commune riveraine du Yangtsé, dont les six millions d'habitants ont donc désormais interdiction de quitter en train, en bateau ou en autocar.

Cette province est située à plus de 1.800 km à vol d'oiseau de Wuhan (centre), la ville de 11 millions d'habitants où ont été comptabilisés la grande majorité des cas de contamination et des décès dus au virus depuis décembre. Au Japon, un deuxième cas a, ainsi, été confirmé, tandis qu'aux États-Unis, un second est suspecté.

D'autres cas ont été confirmés au Japon, aux Philippines, à Taïwan, en Thaïlande, en Arabie Saoudite, à Singapour, en Corée du Sud, au Vietnam et aux États-Unis.

La Chine a lancé, vendredi, la construction d'un hôpital qui devra accueillir d'ici 10 jours un millier de patients infectés au nouveau coronavirus nCoV, ont indiqué les médias publics.

Des dizaines d'engins de chantier étaient occupés à préparer le terrain sur lequel doit s'élever l'établissement à Wuhan.

Les travaux doivent être achevés en un temps record et l'hôpital, de 25.000 m2, ouvrira ses portes le 3 février, selon l'agence Chine nouvelle.

Des mesures d'isolement des patients sont prises et un travail pour identifier l'origine des pneumonies est entrepris.

Le nombre de personnes atteintes par le coronavirus et les caractéristiques connues de l'épidémie continuent d'inciter les investisseurs à comparer cette épidémie avec celle du Sras qui avait culminé en 2003, même si le nombre de victimes et la propagation du virus sont pour l'instant moins préoccupants.

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