Le procès en destitution attend Donald Trump après un vote historique

Claudine Rigal
Janvier 22, 2020

La suite se déroulera en janvier au Sénat, ce dernier étant aux mains des républicains qui ont déjà fait savoir qu'ils déclareraient le président "non coupable". "Ils compriment la durée du procès" afin que les audiences "durent tard dans la nuit" quand "les Américains ne regardent pas", a-t-il protesté au sujet des règles proposées par le chef de la majorité républicaine au Sénat. Et le risque est qu'un vote blanchissant Donald Trump des deux accusations d'abus de pouvoir et d'obstruction au Congrès, ait pour effet de l'affranchir encore plus de toute retenue dans l'exercice de sa fonction, de le galvaniser dans le recours sans vergogne à tous les moyens pour se maintenir au pouvoir, favoriser ses intérêts et ceux de ses proches.

Washington, 18 déc 2019 (AFP) - Le président américain Donald Trump a réaffirmé mercredi, à quelques heures d'un vote historique au Congrès sur sa mise en accusation, qu'il n'avait "rien fait de mal".

Au programme, d'après ces sources, il y aurait donc deux journées de douze heures pour l'accusation et autant pour la défense afin qu'elles exposent leur argumentaire, puis 16 heures de questions des sénateurs, soumises par écrit au président de la Cour suprême. "Ce sont des règles pour un procès truqué", a déploré Adam Schiff, évoquant aussi les documents et témoins que réclament les démocrates, mais sur lesquels les républicains n'ont encore pris aucun engagement.

Les démocrates réclament en effet que quatre acteurs-clés de l'affaire ukrainienne soient convoqués à la barre, dont le chef de cabinet de la Maison Blanche Mick Mulvaney et l'ex-conseiller à la sécurité nationale John Bolton.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Hogan Gidley, a déclaré que Trump avait accepté l'invitation de l'orateur à prendre la parole.

"Mais il a profité de son déplacement au Forum économique mondial de Davos, de l'autre côté de l'Atlantique, pour vanter le " retour " du " rêve américain ". Le président américain assiste à son procès en quasi-spectateur, représenté au Sénat par ses avocats. Et d'avoir fait pression sur Kiev en conditionnant notamment le déblocage d'une aide militaire cruciale à Kiev à l'annonce d'une telle enquête. "En fait, il ne s'agit pas du tout d'un procès", s'indignent les sept élus démocrates de la Chambre chargés du réquisitoire, dans un communiqué.

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