Les rapports sexuels fréquents retarderaient la ménopause

Evrard Martin
Janvier 16, 2020

C'est ce qu'indique une étude de chercheurs britanniques publiée dans la revue Royal Society Open Science.

"Si une femme a peu de rapports sexuels ou des rapports peu fréquents à l'approche de la quarantaine, son corps ne recevra pas les signaux physiques d'une éventuelle grossesse", écrivent Megan Arnot et Ruth Mace, scientifiques à l'University College London.

Arnot a déclaré que le "compromis biologique" apparent est qu'il serait inutilement coûteux d'investir de l'énergie dans le processus d'ovulation si une femme a peu ou pas de relations sexuelles et qu'il est donc peu probable qu'elle tombe enceinte, de sorte que le corps détourne les ressources énergétiques pour protéger et prendre soin de la progéniture existante.

Pour les deux chercheurs qui se fondent sur l'analyse des données de près de 3 000 femmes, recrutées en 1996 et 1997 aux Etats-Unis pour participer à une étude sur la santé sur plusieurs décennies, la corrélation entre la fréquence des rapports sexuels et le début de la ménopause est "indéniable". L'âge moyen des participantes était de 46 ans.

L'âge de la ménopause naturelle varie considérablement dans les différentes cultures. Si aucune d'elles n'était en ménopause à l'époque, certaines commençaient à en subir les premiers symptômes. Quelques années plus tard, 45% des sondées ont alors connu un phénomène de ménopause dît, naturel, et ce, à partir de 52 ans. Résultat, il apparaît clair que celles qui ont eu des rapports sexuels fréquents faisaient partie des dernières à être directement touchées par ce phénomène naturel. Les facteurs génétiques ne comptent que pour environ la moitié de ces différences, comme l'ont montré des recherches antérieures.

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