Sanders bondit en tête d'un sondage serré dans l'Iowa — Primaire démocrate

Claudine Rigal
Janvier 15, 2020

Six des candidats en lice pour la nomination présidentielle démocrate de 2020 sont montés sur scène mardi soir à Des Moines pour leur dernier débat avant que les caucus de l'Iowa ne lancent la saison primaire en moins de trois semaines.

Voici comment les propos des candidats se sont opposés à la vérité. Au modéré Joe Biden, son équipe a reproché avec virulence son vote en 2002, lorsqu'il était sénateur, pour autoriser George W. Bush à intervenir militairement en Irak, et celui en faveur d'une réforme des retraites en 2010.

Concernant d'autres engagements militaires, potentiels et réels, M. Biden a fait preuve de plus de prudence. Lors de sa candidature à la présidence en 2008, par exemple, M. Biden averti cette guerre avec l'Iran "n'est pas seulement une mauvaise option". Ce serait un désastre. L'ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden, est lui quatrième (15%).

L'ancien vice-président Joe Biden, favori dans les sondages nationaux, Bernie Sanders, la sénatrice progressiste Elizabeth Warren, l'ex-maire Pete Buttigieg, la sénatrice modérée Amy Klobuchar et le milliardaire Tom Steyer débattront durant deux heures. "Joe et moi avons un désaccord fondamental ici, au cas où vous n'ayez pas remarqué", a déclaré Bernie Sanders, qui est contre l'accord, provoquant les rires de l'assemblée. Alors que certains pensaient que le sénateur indépendant perdrait toutes les chances d'être élu aux primaires démocrates, un sondage de référence l'a récemment placé pour la première fois, en tête de la primaire démocrate dans l'Iowa, un Etat du Midwest des Etats-Unis. Il sera le premier Etat américain à voter le 3 février prochain.

Bien remis, selon ses médecins, de ses soucis de santé, Bernie Sanders obtient 20% des intentions de vote dans le sondage de Des Moines Register/CNN/Mediacom (soit un bond de cinq points). Fort de sa bonne place dans les intentions de vote et de levées de fonds impressionnantes en 2019 auprès de ses supporters, Bernie Sanders a quitté ce week-end sa réserve face à ses rivaux.

Tout est parti d'un article de Politico affirmant ce week-end que l'équipe de campagne de Bernie Sanders donnait comme consigne à ses volontaires de dépeindre sa rivale comme une candidate des élites. La chaîne a affirmé que M. Sanders avait déclaré à sa rivale qu'une femme ne pourrait pas gagner la présidentielle contre Donald Trump, alors même qu'elle venait de lui confier, fin 2018, qu'elle comptait se présenter. Largement épargné lors des précédents débats, le socialiste pourrait donc cette fois faire l'objet de plus de critiques et piques de ses rivaux. Provoquant les rires de l'assemblée, Elizabeth Warren a immédiatement contredit son "ami".

Avant d'empoigner la grande question derrière ce débat: "Une femme peut-elle battre Donald Trump?". Regardez les hommes sur ce plateau.

77 ans doit aussi faire face aux doutes sur son âge et sa forme, alimentés par ses gaffes.

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