Tout savoir sur le nouveau virus 2019-nCOV qui inquiète le monde

Evrard Martin
Janvier 23, 2020

Un nouveau virus mystérieux baptisé par les chercheurs "2019-nCOV", cousin du Sras, sévit actuellement en Chine.

" La décision de déclarer ou non une urgence de santé publique de portée internationale est une décision que je prends très au sérieux et que je ne suis prêt à prendre qu'en tenant dûment compte des preuves disponibles", a déclaré à la presse le directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, à Genève (Suisse) où était réuni le comité d'urgence. Il a fait 17 morts en Chine, où des centaines de personnes ont été infectées.

La région semi-autonome chinoise de Macao a fait ce 22 janvier état d'un premier cas du coronavirus apparu dans le pays.

Les experts n'étant pas parvenus à se mettre d'accord sur la question, l'OMS devait poursuivre la réunion jeudi à partir de 15 h 00. Près de 300 cas ont été confirmées et plusieurs patients sont décédés. Des contrôles ont été mis en oeuvre dans cinq aéroports des Etats-Unis, ainsi qu'au Royaume-Uni, au Nigeria et en Italie. La Thaïlande, le Japon, la Corée du Sud et les États-Unis ont aussi signalé une poignée de cas de même nature au cours des derniers jours.

" Les recommandations standards visent à réduire l'exposition aux différentes maladies et à en limiter la transmission, notamment en respectant les règles de base en matière d'hygiène des mains et d'hygiène respiratoire, en adoptant des pratiques alimentaires saines et en évitant si possible tout contact étroit avec les personnes présentant des symptômes de maladie respiratoire, tels qu'une toux ou des éternuements " dit le document.

L'OMS n'a jusqu'ici utilisé le terme d'urgence internationale que pour de rares cas d'épidémies requérant une réaction mondiale vigoureuse, dont la grippe porcine H1N1 en 2009, le virus Zika en 2016 et la fièvre Ebola, qui a ravagé une partie de l'Afrique de l'Ouest de 2014 à 2016 et la RDC depuis 2018.

Alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) poursuivait mercredi son analyse de la situation, le gouvernement chinois a décidé de prendre les grands moyens pour tenter d'endiguer la propagation dans le pays d'un nouveau virus détecté fin décembre.

Des ventes illégales d'animaux sauvages avaient lieu dans ce marché, a reconnu le Centre national de contrôle et de prévention des maladies, sans pouvoir dire avec certitude si du gibier était à l'origine de l'épidémie. En mutant, il avait été transmis à des chameaux et à des civettes palmées masquées, puis avait tué quelque 650 personnes en Chine et à Hong Kong et 2002 et 2003. L'organisation internationale avait à l'époque vivement critiqué Pékin pour avoir tardé à donner l'alerte et tenté de dissimuler l'ampleur de l'épidémie.

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