Affaire Griveaux: l’enquête avance sur la diffusion de la vidéo privée

Pierre Vaugeois
Février 18, 2020

" Il ne peut pas être le seul impliqué ", avait déjà avancé samedi soir l'avocat de M. Griveaux, Me Richard Malka. "Néanmoins, je remarque qu'il y a quand même une certaine forme de technicité pour mettre en oeuvre tout cela", a déclaré la représentante du gouvernement, en évoquant "le fait de construire un site Internet, le fait d'écrire en français parfaitement alors que manifestement, Piotr Pavlenski parle certes français, mais avec quelques difficultés".

Interrogée sur la chaîne de télévision LCI pour savoir si l'affaire faisait partie d'une manipulation politique plus large, Sibeth Ndiaye a répondu "qu'il est un peu tôt pour le dire car l'enquête ne fait que commencer" et que "nous devons donner du temps pour que l'enquête ait lieu ". Le Parquet de la capitale française a retenu la "diffusion sans l'accord de la personne d'images à caractère sexuel" et l'"atteinte à la vie privée" contre la femme, dans le cadre de l'enquête ouverte samedi à la suite du dépôt d'une plainte contre X de M. Griveaux, a-t-on appris de sources concordantes.

Pour une majorité de Français, Benjamin Griveaux a eu raison de renoncer à sa candidature à l'élection municipale à Paris. Ils doivent être présentés à un juge d'instruction aujourd'hui et risquent une mise en examen.

Juan Branco connaîtrait également Alexandra de Taddeo, la destinataire des vidéos de Benjamin Griveaux, devenue depuis la compagne de Piotr Pavlenski.L'artiste russe ne souhaiterait pas être défendu par quelqu'un d'autre que Juan Branco.

Le secrétaire d'État aux Affaires numériques, Cédric O, lui a assuré sur FranceInfo qu'il n'avait "à ce stade" aucune information qui me porte à croire qu'il pourrait y avoir autre chose qu'un acte personnel.

Pascal Boniface, le directeur de l'Institut de relations internationales Iris, ne voit pour sa part " pas l'intérêt pour la Russie d'affaiblir M. Macron, seul chef d'État occidental à souhaiter un rapprochement avec Moscou ".

Mais si elle a dit sur Radio J qu'elle "connaissait bien (les) méthodes" soviétiques du "kompromat" ("dossier compromettant"), l'ancienne ministre russophone n'a pas voulu s'avancer sur une quelconque implication de Moscou.

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