ENGIE : Isabelle Kocher a mis fin à ses fonctions AOF

Xavier Trudeau
Février 25, 2020

Après avoir déjà entretenu des relations tendues avec l'ancien président d'Engie Gérard Mestrallet, Isabelle Kocher estimait qu'elle était la cible de critiques en raison du virage stratégique radical qu'elle a fait prendre au groupe.

Il se sera écoulé moins de trois semaines entre la décision du conseil d'administration d'Engie de ne pas renouveler le mandat d'Isabelle Kocher et son départ effectif. Après 18 ans de maison, la directrice générale de l'énergéticien français a accepté l'offre de son conseil d'administration de ne pas aller jusqu'au terme de son mandat, en mai 2020. "Isabelle Kocher a par ailleurs, et par souci de cohérence, remis ce jour sa démission de son mandat d'administratice d'Engie", précise l'entreprise dans un communiqué.

Il avait désigné un trio chargé d'assurer l'intérim en attendant la nomination d'un remplaçant: Claire Waysand (secrétaire générale), qui sera directrice générale par intérim, avec Paulo Almirante (directeur des opérations) et Judith Hartmann (directrice financière).

De son côté, Jean-Pierre Clamadieu a " salué le travail d'Isabelle Kocher", " qui a su placer le Groupe sur une trajectoire de croissance soutenable autour de la transition énergétique ".

Alors que des rumeurs sur sa possible éviction commençaient à circuler fin 2019, des salariés du groupe avaient publiquement pris position en faveur de son maintien et, plus récemment, des personnalités de tous bords - dont Anne Hidalgo, Xavier Bertrand ou encore Cédric Villani et Aurore Bergé - lui avaient apporté leur soutien dans une tribune publiée dans Les Echos, ce que la présidence d'Engie et l'Etat auraient très mal perçu.

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