France: la cour d'appel de Paris libère Patrick Balkany

Pierre Vaugeois
Février 13, 2020

Patrick Balkany pourra donc sortir de prison dans les prochaines heures.

L'avocat avait saisi la cour d'appel de deux recours: une demande de mise en liberté dans le volet blanchiment et une demande de suppression de la caution de 500 000 € imposée dans le cadre de son contrôle judiciaire dans le volet fraude fiscale.

"Là, l'objectif exclusif est que Patrick Balkany puisse aller se soigner".

La cour d'appel de Paris a autorisé mercredi la mise en liberté pour raisons de santé du maire LR de Levallois-Perret Patrick Balkany, 71 ans, incarcéré depuis le 13 septembre, après ses condamnations pour fraude fiscale puis pour blanchiment aggravé. D'après une expertise médicale, l'élu souffre d'une grave pathologie digestive et d'un "état dépressif marqué", jugés incompatibles avec la détention.

Le maire de Levallois n'est déjà plus selon sa famille qu'un futur retraité, un septuagénaire fragile, qui "a perdu près de 30 kg en cinq mois ".

L'édile a été condamné en première instance à cinq ans de prison pour blanchiment aggravé, avec incarcération immédiate.

Les avocats généraux ont aussi requis "l'exécution provisoire de cette peine complémentaire" d'inéligibilité, au nom de "la restauration de l'équilibre social".

Incarcéré depuis la mi-septembre, Patrick Balkany va pouvoir être libéré. "Donc, on ne va pas faire prendre de risque sur la vie d'un homme, quel que soit son degré de culpabilité", souligne mercredi 12 février sur franceinfo Dominique Tiger, le secrétaire général de l'association des contribuables de Levallois-Perret, partie civile au procès des époux Balkany. Son épouse Isabelle a écopé d'une peine de quatre ans d'emprisonnement mais sans mandat de dépôt, au vu de son état de santé. "J'espère qu'il sera à mon côté debout, et pas en fauteuil roulant, quand vous rendrez vos délibérés le 4 mars et le 22 avril".

La justice française soupçonne les Balkany d'avoir dissimulé 13 millions d'euros d'avoirs au fisc entre 2007 et 2014. S'ils ont reconnu quelques "fautes" et la propriété de la villa antillaise, ils contestent vigoureusement le montant des avoirs en cause et se targuent de n'avoir jamais détourné "un centime d'argent public".

Son épouse a écopé pour les mêmes faits de respectivement trois et quatre ans de prison, mais sans mandat de dépôt. Les deux époux ont également été condamnés à 10 ans d'inéligibilité.

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