HSBC va supprimer 35'000 emplois dans le monde

Xavier Trudeau
Février 18, 2020

"L'issue de ce programme c'est que nos effectifs vont probablement passer de 235.000 à près de 200.000 au cours des trois prochaines années", a donc annoncé le directeur général par intérim de HSBC, Noel Quinn, à l'agence Reuters.

L'an dernier HSBC, qui emploie 240'000 personnes à travers le monde, a supprimé 2% de ses effectifs soit 4'700 postes, principalement hors de Chine, l'une des régions où ses activités sont très rentables.

Plus grande banque d'Europe par les actifs, HSBC a aussi annoncé mardi une chute d'un tiers de son bénéfice imposable en 2019, à 13,35 milliards de dollars (12,32 milliards d'euros), un niveau nettement inférieur aux prévisions des analystes, qui attendaient 20,03 milliards. Par ailleurs, Quinn pointe pour certaines activités des "performances qui ne sont pas acceptables".

"Nous élaborons en conséquence un plan (de réorganisation) révisé pour accroître les rendements pour nos investisseurs (.) et bâtir la base d'une croissance future durable".

Nous avons commencé à mettre en oeuvre ce plan et mon équipe et moi sommes engagés à le réaliser en temps voulu.

Si ses performances en Asie restent tirées par la locomotive chinoise, la banque est sous forte pression aux Etats-Unis comme en Europe, pâtissant notamment de la guerre commerciale sino-américaine et du retrait britannique de l'Union européenne.

Noel Quinn, qui assure l'intérim à la direction générale de HSBC depuis l'éviction surprise en août de John Flint, a la lourde charge de remanier en profondeur le groupe bancaire. Et pour ce qui est de ses activités en Europe (hors Royaume-Uni), il projette de "réduire ses ventes et activités de marchés, comme ses activités de recherche".

Il avait notamment préparé le terrain pour une vaste "remodélisation" du groupe, laissant présager des coupes sombres dans les effectifs du groupe.

Aux Etats-Unis, le groupe entend ainsi réduire son réseau d'environ 30% et abaisser ses dépenses opérationnelles de 10 à 15%.

En effet, en décembre 2019, l'AFP écrivait, citant des sources proches du dossier, que HSBC envisageait de céder tout ou partie de son activité de banque de détail (des banques exerçant une activité de crédit et d'offre de produits de placements auprès de clientèles individuelles) dans l'Hexagone.

Dans un souci de simplification de sa structure, HSBC a aussi annoncé qu'elle allait fusionner sa division de banque de détail et de gestion de fortune avec ses opérations internationales de banque privée pour donner naissance à l'un des plus grands acteurs mondiaux de la gestion de patrimoine.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL