Les USA affirment avoir des preuves que Huawei est bien coupable d’espionnage

Xavier Trudeau
Février 13, 2020

Un salarié de Huawei peut-être pas, mais qu'en est-il d'un pirate ou d'un agent de renseignement chinois ayant connaissance des vulnérabilités logicielles des équipements télécom laissées sans correction?

S'il estimait jusqu'à présent ne pas avoir à fournir de preuves, ce qui affablissait pourtant fortement son argumentaire, le Wall Street Journal rapporte qu'il aurait montré des éléments confirmant le risque d'espionnage à certains de ses alliés.

Toutefois, les USA semblent désormais affirmer détenir des preuves de la culpabilité de Huawei.

Selon les services de renseignement des États-Unis, qui auraient communiqué les éléments à leur disposition au Royaume-Uni et à l'Allemagne, Huawei posséderait cette capacité secrète et interdite depuis plus d'une dizaine d'années, alors que tout équipementier est censé fabriquer ses produits de façon à les empêcher d'y avoir accès par la suite, sauf autorisation d'un opérateur. Techniquement, la firme chinoise agirait sans la moindre autorisation donc, et s'emparerait d'informations sensibles et personnelles à sa guise.

Huawei nie et accuse les USA de tout faire pour bloquer ses activitésHuawei n'a évidemment pas tardé à répondre à l'article du WSJ, média qui appartient au fondateur d'Amazon, Jeff Bezos.

De son côté, le chef de la sécurité de Huawei, Andy Purdy, affirme que ces déclarations sont fausses. " Nous nions vigoureusement l'allégation selon laquelle nous conservons une telle capacité". Pour les États-Unis, le constructeur utilise ses réseaux et ses smartphones comme une porte d'entrée directe vers les informations sensibles du pays.

Une affirmation que conteste officielle le Chinois: " Huawei n'a jamais fait et ne fera jamais rien qui puisse compromettre ou mettre en danger la sécurité des réseaux et des données de ses clients.

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