L'OMS défend Pékin après les critiques américaines — Coronavirus

Evrard Martin
Février 15, 2020

La Commission nationale de la santé, qui fait office de ministère, a annoncé ce vendredi 121 nouveaux décès de personnes atteintes de pneumonie virale Covid-19 durant les dernières 24 heures.

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Les plus hauts responsables politiques du Hubei et de sa capitale, Wuhan, berceau de l'épidémie de pneumonie virale, ont été démis de leurs fonctions, a également annoncé jeudi l'agence de presse Chine Nouvelle. Elle comptabilise désormais les cas dont le diagnostic est établi " cliniquement ". Quelque 13 332 des nouveaux cas d'infection et une grosse moitié des nouveaux décès recensés ont été répertoriés selon le nouveau protocole, a précisé la commission.

Selon la Commission de la santé du Hubei, ce bond est dû à une nouvelle définition plus élargie des cas d'infection.

Ils ont fui l'épicentre de l'épidémie de nouveau coronavirus, puis passé deux semaines en quarantaine à leur arrivée en France: les 181 premiers rapatriés de Wuhan, en Chine, recouvrent vendredi une totale liberté, avec la certitude de ne pas être contaminés.

En dehors de la Chine continentale, le virus Covid-19, qui est apparu en décembre, a entraîné la mort de deux personnes, une aux Philippines et une autre à Hong Kong, et plus de 400 cas de contamination ont été confirmés dans une trentaine de pays et territoires.

" Nous sommes un peu déçus du manque de transparence de la part des Chinois ", a déclaré M. Kudlow, traduisant un changement de ton à la Maison-Blanche après des félicitations de M. Trump à son homologue chinois.

Les autorités chinoises ont justifié cette nouvelle méthode de comptabilisation par la volonté de faire bénéficier au plus vite les patients dun traitement. Cette solution a été approuvée par lOrganisation mondiale de la santé, qui a souligné les efforts chinois "pour faire face à lampleur de lépidémie et au besoin considérable de soins au sein de la population".

Pour Yun Jiang, un spécialiste de la Chine à l'Université nationale australienne, la nouvelle méthodologie est une "mesure pragmatique" face au manque de tests de dépistage.

Ces chiffres conformes à la réalité, défend l'OMS.

De nombreux Chinois accusaient depuis plusieurs semaines les autorités locales d'avoir tardé à réagir face aux premiers cas de la maladie. Un premier bilan faisait état de près de 1500 décès. Le président Xi Jinping a déclaré mercredi distinguer une "évolution positive" de l'épidémie à la suite des "mesures fortes" prises par le régime communiste.

À Bruxelles, les ministres européens de la Santé ont souligné la nécessité de mieux se coordonner face à l'épidémie et de se prémunir contre des ruptures d'approvisionnement en équipements de protection en provenance de Chine.

La situation s'est aggravée à bord du paquebot de croisière Diamond Princess, en quarantaine près de la ville de Yokohama, puisque 174 personnes sont maintenant contaminées.

La commissaire chargée de la Santé Stella Kyriakides s'est voulue rassurante, indiquant que "tous les Etats membres avaient des plans d'action et un bon niveau de préparation" tout en assurant qu'il n'y avait "pas jusqu'à présent de pénurie de médicaments rapportée", si l'épidémie se prolonge. La Chine est un important producteur de principes actifs, nécessaires à la fabrication de médicaments.

La crainte d'une contamination a conduit mercredi les organisateurs du Salon mondial du mobile de Barcelone, la grand-messe annuelle de la profession, à annuler leur manifestation, prévue pour durer du 24 au 27 février.

La Fédération internationale de l'automobile (FIA) a également annoncé le report sine die du Grand Prix de Chine de Formule 1, qui devait se dérouler le 19 avril à Shanghai.

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