Municipales à Paris: Griveaux jette l'éponge après des "attaques ignobles"

Pierre Vaugeois
Février 14, 2020

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a souligné ce vendredi que la diffusion d'une vidéo intime de Benjamin Griveaux doit "évidemment être poursuivie" devant les tribunaux, interrogé sur le retrait du candidat LREM à la mairie de Paris lors d'une visite à Strasbourg. En ce qui me concerne, je ne suis pas prêt à nous exposer davantage ma famille et moi quand tous les coups sont désormais permis.

Le candidat macroniste à la mairie de Paris Benjamin Griveaux a jeté l'éponge après la diffusion de vidéos intimes.

"Rien d'illégal dans ce qui est révélé à ce stade sur Benjamin Griveaux. Personne, au fond, ne devrait jamais subir une telle violence", a-t-il exprimé.

"Je réunirai dans les prochaines heures les cadres de la campagne parisienne (.) pour réfléchir collectivement, rapidement, à la meilleure proposition pour continuer à porter notre projet et à incarner le changement pour Paris", a précisé M. Guerini, à la sortie d'une réunion de crise au siège de campagne de M. Griveaux.

En marge de cette déclaration en présence des membres très émus de son équipe de campagne, l'ancien candidat a fait savoir qu'il s'était entretenu avec Emmanuel Macron, qui l'a selon lui assuré de son soutien "quelle que soit sa décision", en l'invitant à protéger les siens. "Il y a plusieurs jeunes femmes - au moins deux - instrumentalisées ou de mèche avec le monsieur qui a fait ce site et certainement d'autres personnes qui sont en train de cibler des personnalités publiques qui vont les voir, qui essaient de les aguicher, qui leur envoient des photos, des vidéos, des messages suggestifs, qui viennent dans leurs réunions, qui tentent des contacts privés", a-t-il dit. Le raison? Deux vidéos intimes du candidat LREM ont fuité sur les réseaux sociaux.

[Mis à jour le 14 février 2020 à 14:07] Une vidéo à caractère sexuel attribuée à Benjamin Griveaux circule depuis mercredi sur les réseaux sociaux. Connu pour ses "performances" visant à contester l'État policier russe, Piotr Pavlenski s'était cloué le scrotum sur les plavés de la plage Rouge à Moscou ou encore "découpé le lobe de l'oreille droite pour dénoncer le retour des pratiques psychiatriques répressives dans son pays", rappelait Libération dans un portrait publié en 2016. Reste à savoir si le site internet en question aura encore une activité, ou s'il n'a été créé que pour nuire à la campagne de Benjamin Griveaux.

On ne sait pas encore qui prendra la place de l'ex-candidat. Le candidat, qui a obtenu l'investiture LREM cet été a été relégué en troisième position, autour de 15 %, derrière Anne Hidalgo et Rachida Dati.

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