Pékin ville déserte, Hong Kong sous quarantaine — Coronavirus

Claudine Rigal
Février 11, 2020

L'OMS a estimé mardi qu'il y avait une "chance réaliste de stopper" la propagation du nouveau coronavirus dans le monde.

Pour rappel, le nouveau coronavirus (2019-nCoV) a tué au moins 630 personnes en Chine et plus de 24 000 contaminations ont été répertoriées, dans le monde, dont 6 cas avérés en France.

Cinq nouveaux cas de personnes contaminées au nouveau coronavirus ont été repérés en France, quatre adultes et un enfant, dont l'état de santé n'inspire pas d'inquiétude, a annoncé samedi matin la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Ailleurs, deux décès ont déjà été imputés à la maladie, l'un aux Philippines et l'autre à Hong Kong. Une initiative draconienne visant à freiner l'épidémie sur le territoire chinois semi-autonome. Les systèmes d'aération par soufflerie doivent rester éteints.

Cette province est soumise à des mesures drastiques d'isolement par les autorités chinoises pour tenter de contenir la diffusion de l'épidémie.

Il précise aussi que "tout déplacement à Wuhan et dans toute la province du Hubei", épicentre de l'épidémie, "est formellement déconseillé". Dirigée par Bruce Aylward, un vétéran de la lutte contre l'épidémie Ebola, elle a pour mission d'étudier l'origine du nouveau coronavirus et ses effets.

Le bilan actuel des personnes ayant perdu la vie à cause de ce virus est supérieur à celui du virus Sars (inflammation pulmonaire aiguë) ayant frappé la Chine et HongKong au cours des années 2002 et 2003.

"Je ne peux pas vous serrer la main en ces temps difficiles ", a-t-il expliqué aux habitants, avant de se rendre auprès des personnels soignants de l'hôpital à Pékin, un des établissements, ici, en charge des cas les plus graves de pneumonie virale, rapporte notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde. La plupart des compagnies aériennes internationales ont interrompu leurs vols vers la Chine continentale.

Sous pression, les autorités hongkongaises ont fermé la quasi-totalité des postes-frontières avec le reste du pays et imposeront à partir de samedi une quarantaine de deux semaines à tous les visiteurs en provenance de Chine continentale.

Au large du Japon, le Diamond Princess est maintenu, depuis mardi, en quarantaine après la confirmation de 61 cas à bord. Quelque 3 700 personnes y sont cloîtrées dans leur cabine.

En Chine, l'épidémie a pris un tour politique avec la mort vendredi du docteur Li Wenliang, ophtalmologue de Wuhan qui avait donné l'alerte fin décembre après l'apparition du virus avant de le contracter lui-même. Il fait désormais figure de héros national face à des responsables locaux accusés d'avoir caché les débuts de l'épidémie.

De son côté, le pouvoir central a décidé d'ouvrir une enquête sur les circonstances entourant le décès de ce praticien.

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