Ses équipements 5G présentent une lourde faille de sécurité — Huawei

Xavier Trudeau
Février 14, 2020

Le géant chinois des télécoms dénonce des accusations "infondées". "Ce n'est que le remballage d'accusations portées au civil il y a près de 20 ans, qui n'ont jamais permis de justifier aucune pénalité substantielle contre Huawei", a ajouté le groupe dans un communiqué.

Un porte-parole du procureur fédéral de Brooklyn a refusé de dire à l'AFP si cette nouvelle inculpation pourrait augmenter la probabilité d'une extradition.

Ce n'est pas la première fois que les Etats-Unis accusent Huawei d'espionnage pour le compte de Pékin. Washington a appelé de nombreux pays à ne pas utiliser les infrastructures Huawei pour le déploiement du nouveau réseau téléphonique 5G.

Reconnaissant cependant que dans certaines zones rurales américaines les alternatives étaient difficiles à trouver, l'administration Trump a dû octroyer une licence temporaire à Huawei, pour permettre aux sociétés américaines de trouver d'autres fournisseurs. Le document du procureur Richard Donoghue fait aussi mention de projets de télécommunications menés par Huawei en Corée du Nord, contournant ainsi les sanctions étasuniennes contre Pyongyang. Il a aussi révélé que le gouvernement américain s'en est aperçu dès 2009, lors qu'il a audité les premiers équipements 4G de l'entreprise. Ces données lui ont permis de mettre au point des produits similaires à ceux de ses concurrents, commercialisés à des prix de vente moindre, selon l'acte d'accusation.

L'équipementier chinois a alors soutenu que l'individu, qui portait un badge sur lequel était inscrit " Weihua", était un employé subalterne qui s'était rendu au salon de sa propre initiative, bien que son CV mentionne qu'il était ingénieur senior en recherche et développement.

Huawei et sa filiale Futurewei sont par exemple accusés d'avoir, à partir de 2000, dérobé des codes sources de systèmes d'exploitation pour routeurs internet et divers autres éléments informatiques à une entreprise californienne non identifiée.

Il contient aussi de nouvelles accusations relatives aux activités présumées de Huawei avec des pays soumis à des sanctions américaines comme l'Iran et la Corée du Nord. Ce nouvel acte d'inculpation, qui remplace en l'étoffant celui déposé l'an dernier, comprend trois nouveaux chefs d'accusation, soit un total de seize.

Pour les USA, Huawei aurait également développé un programme de récompenses et de primes destinées aux employés ayant réussi à voler des secrets avec succès, principalement pour les secrets les plus précieux.

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