Coronavirus, la détresse du capitaine de l'Atalanta

Solenn Plantier
Mars 25, 2020

Bergame, située au cœur de la Lombardie, est l'une des villes italiennes les plus touchées par le Covid-19.

Papu Gomez est revenu sur les deux succès en Ligue des Champions face à Valence.

La région de Bergame est sinistrée par le coronavirus.

"Je pense que le match du 19 février a joué un rôle important".

Délocalisé à Milan, le match opposant l'Atalanta à Valence (4-1), le 19 février dernier en huitième de finale aller de la Ligue des Champions de l'UEFA, avait attiré 40.000 supporters locaux et avait largement tourné en faveur du club de Bergame.

Un mois après, la fête paraît si loin.

"J'ai entendu plein de théories à propos de la propagation plus rapide qu'ailleurs du virus à Bergame". Voilà la mienne: 19 février, 40 000 Bergamasques à San Siro pour Atalanta-Valence.

Des dizaines de milliers de Bergamasques ont fait le court déplacement, en autobus, en voiture ou en train pour ce qui était le match le plus important de l'histoire de leur club.

C'est en effet ce que se demande Fabiano Di Marco, le responsable du département pneumologie de l'hôpital Papa Giovanni XXIII de Bergame au Corriere della Sera.

"Ce match est l'une des hypothèses envisageables (pour expliquer les ravages de l'épidémie à Bergame et en Italie, ndlr), même s'il est actuellement difficile de les analyser ", soufflait samedi devant la presse Silvio Brusaferro, le président de l'Istituto Superiore di Sanita, l'agence technico-scientifique veillant à la santé publique de l'autre côté des Alpes. "Un délai cohérent avec la phase d'incubation du virus, selon les spécialistes italiens". Même son de cloche chez Francesco LeFoche, professeur de rhumatologie des sciences biomédicales à l'Université de la Sapienza, qui explique: "Cela fait un mois depuis ce match. La congrégation de milliers de personnes, à deux centimètres les unes des autres, d'autant plus associées aux manifestations compréhensibles de l'euphorie, des cris, des étreintes, peut avoir favorisé la réplication virale ".

"Le premier joueur positif a été Garay, mais il était blessé et n'a pas joué contre nous", a-t-il déclaré dans le quotidien argentin Ole. En revanche, un tiers de l'effectif du FC Valence est touché.

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