Coronavirus: le chômage partiel sera massif mais pris en charge par l'Etat

Xavier Trudeau
Mars 16, 2020

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé samedi 14 mars des restrictions et fermetures: les restaurants, bars, discothèques et cinémas doivent rester fermés.

Elle a indiqué que les fermetures de cafés, restaurants, discothèques, représentaient "800.000 entreprises" et "2 millions de salariés". "Évidemment il y a d'autre secteurs qui sont impactés".

Le dispositif de "chômage partiel" prévoit une indemnisation des salariés correspondant à 70 % de leur rémunération brute horaire et une allocation pour les entreprises - 7,74 euros par heure chômée pour celles employant jusqu?à 250 salariés et de 7,23 euros pour celles comptant 251 salariés et plus. "Il y a un contexte nouveau, je suis pragmatique, il faut qu'on fasse ce qui est plus efficace pour les travailleurs précaires", a ajouté Mme Pénicaud, sans dire si cela passerait par un report de l'entrée en vigueur des nouvelles règles. Ceux qui ne télétravaillent pas, "ils vont travailler mais on ne travaille plus comme avant, on travaille autrement, les distances sociales et les gestes barrières c'est pas une option, il en va de la santé de tout le monde". "Les forces de l'ordre iront rappeler à l'employeur qu'il faut fermer s'il ne le fait pas", a-t-elle expliqué, alors que certains commerces "non indispensables" étaient ouverts dimanche, éludant la question d'éventuelles sanctions.

Muriel Pénicaud estime le "coût potentiel " de la mise en place de ce chômage partiel à "180 millions d'euros pour l'État " mais affirme ne pas avoir de restriction budgétaire sur le sujet.

Jeudi, environ 3.600 entreprises avaient demandé à bénéficier de mesures de chômage partiel pour environ 60.000 salariés, soit quatre fois plus qu'en fin de semaine dernière, d'après la ministre. "On ne veut pas de plan de licenciement". Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. A côté, les entreprises concernées seront remboursées.

Par ailleurs, le secrétaire d'État chargé du Numérique, Cédric O, a lancé mardi "un appel" aux entreprises du numérique pour qu'elles proposent leurs outils de travail à distance à tarif réduit ou à titre gratuit pour faciliter le recours au télétravail dans les petites entreprises notamment.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL