Face au coronavirus, les Français acceptent tant bien que mal leur confinement

Claudine Rigal
Mars 18, 2020

Après des scènes de "panique" relevées par le chef de l'État ces derniers jours, des supermarchés pris d'assaut alors qu'enflait la rumeur de mesures de confinement comme dans des pays voisins déjà touchés par le Covid-19, un calme étrange s'était abattu dès la matinée sur le pays, rues quasi désertes et files d'attente disciplinées devant les magasins encore ouverts. "Et ça ne vas pas aller en s'améliorant".

La France compte 6.633 cas confirmés de Covid-19 et le nombre de décès est passé à 148, a déclaré l'agence Santé publique France.

Ainsi, et pour veiller au strict respect des mesures de confinement, Castaner a annoncé que de 100.000 policiers et gendarmes allaient être déployés sur le territoire national, afin de contrôler les déplacements des Français, faisant savoir que les personnes qui circuleront devront être "en mesure de justifier leur déplacement".

Ces mesures extrêmes visent à empêcher l'envolée des contaminations et la saturation des services d'urgence: ce mardi soir, 699 patients dans un état grave étaient en réanimation (contre 400 dimanche) sur un total de 2 579 malades hospitalisés, selon le bilan de la Direction générale de la Santé (DGS).

Seuls les déplacements pour des raisons de première nécessité (courses, travail, consultation d'un médecin, aide à des proches dépendants.) ou pour faire de l'exercice à proximité de son domicile (et pas en groupe) seront autorisées.

Concernant la situation du système de santé, "nous sommes proches de la saturation dans certains territoires", dans "la région Grand Est, en particulier du côté de Mulhouse et de Strasbourg, la situation est très tendue" et des hélicoptères y ont été envoyés pour transférer des malades vers d'autres sites, a ajouté le ministre de la Santé.

Il y aura au moins deux semaines de confinement collectif en France en raison de l'épidémie de coronavirus, a annoncé mardi le ministre de la Santé, Olivier Véran, sur les ondes de France Inter.

Et face à la récession économique qui se profile, le gouvernement va desserrer les cordons de la bourse. Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, qui s'attend à une chute de 1% du PIB cette année, a ainsi annoncé que le gouvernement allait mobiliser de manière "immédiate" 45 milliards d'euros, notamment via le report du paiement de toutes les charges fiscales et sociales dues par les entreprises.

Pour éviter une multiplication des faillites, l'État va se porter garant des prêts accordés aux entreprises à hauteur de 300 milliards d'euros. Le second tour des élections municipales est également reporté.

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