JO: la Fifa salue le report, "priorité" à la santé

Solenn Plantier
Mars 25, 2020

Et le reste, pour les managers, c'est espérer le meilleur mais aussi se préparer au pire.

"La santé d'abord. (.) Nous recommencerons à jouer quand nous le pourrons sans mettre en danger la santé de qui que ce soit". C'est à dire, pour résumer, un football resserré sur une élite qui génère de grosses sommes d'argent, faisant passer les championnats nationaux au second (voir même plus) plan, au profit de certaines grosses compétitions internationales, à l'image du fameux " Mondial des clubs " dont la première édition devait se dérouler en juin 2021... Infantino souligne que la FIFA travaille à des dérogations pour les joueurs dont les contrats expirent le 30 juin, alors que les principaux championnats, actuellement à l'arrêt, risquent de devoir déborder au-delà de cette date pour parvenir à leur terme. Pour protéger les contrats et ajuster les périodes d'inscription. Mais il n'y a pas le choix. Le juriste italo-suisse, qui a confirmé un don de 10M de dollars de la FIFA à l'OMS, invite enfin les autres instances à "faire des sacrifices" comme "tous": "Les fédérations, les ligues, les clubs, les joueurs". On devra décaler le Mondial des clubs, explique-t-il. "Pour lui, une annulation de la compétition est inenvisageable". La Coupe du monde des clubs et la Coupe du monde sont la seule source de revenus pour la majorité des Fédérations.

L'homme d'affaire suisse a d'ailleurs affirmé qu'il n'y avait aucune garantie quant à la reprise du football. "La récession? C'est un risque, lâche-t-il". Il faut une vision globable de l'impact économique (...) On ne sait pas quand on va revenir à la normalité. Mais regardons les opportunités. "On peut peut-être réformer le football en faisant un pas en arrière". Bonne vanne, Gianni. L'ennemi du foot Il faut se pincer pour y croire: Infantino propose donc des compétitions plus équilibrées, avec moins de matchs et moins d'équipes.

Certes, le monde entier a les yeux rivés sur l'OMS depuis le début de la crise sanitaire, mais la FIFA peut apporter un élément nouveau et décisif: la popularité du football et sa capacité à toucher encore plus de personnes. "Ce n'est pas de la science-fiction, parlons-en", propose Infantino.

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