L'ONU lance un plan mondial de 2 MM — Aide humanitaire

Claudine Rigal
Mars 27, 2020

A l'en croire, " la pire chose qui puisse arriver est de supprimer la maladie dans les pays développés, mais de la laisser se propager comme un incendie dans le monde en développement, où des millions de transmissions auront lieu, des millions de personnes qui mourront et le risque de mutation serait là", explique-t-il.

Le plan de réponse sera mis en œuvre par les agences des Nations unies, les ONG internationales et les consortiums d'ONG jouant un rôle direct dans la réponse.

Le Secrétaire général s'est inquiété que la pandémie de COVID-19 atteint maintenant des régions du globe "où des personnes, contraintes de fuir les bombardements, la violence ou les inondations, vivent sous des bâches en plastique sur des terrains vagues ou entassées dans des camps de réfugiés ou dans des installations de fortune". Ils sont des centaines de millions à ne plus être scolarisés.

La pandémie de coronavirus, qui fait rage partout dans le monde, a infecté jusqu'ici, plus de 355.000 personnes et causé la mort d'au moins 15.374 autres.

Ces efforts de soutien porteront notamment sur la sécurité alimentaire, la santé physique et mentale, l'eau et l'assainissement, la nutrition et la protection des personnes, a indiqué l'OCHA. "C'est essentiel (... ), car, cela va pouvoir établir des couloirs d'aide humanitaire qui sauveront des vies, mais aussi pour reprendre le dialogue et donner une chance à la diplomatie, tout en ramenant l'espoir dans certains des lieux les plus vulnérables face au COVID-19". Pour y faire face, l'ONU prévoit ainsi un plan d'urgence pour venir en aide aux pays en développement. C'est là un devoir élémentaire de solidarité humaine. Le geste est pourtant crucial pour lutter contre l'épidémie. "C'est le moment d'agir pour les personnes vulnérables". Il a été rejoint par liaison vidéo par M. Lowcock, le Dr Tedros et Mme Fore.

Les États membres ont été avertis que tout détournement de fonds des opérations humanitaires existantes créerait un environnement dans lequel le choléra, la rougeole et la méningite peuvent prospérer- dans lequel encore plus d'enfants souffriront de malnutrition et seront plus exposés au contrôle par les extrémistes- un environnement propice pour les coronavirus. "Mettons un terme au fléau de la guerre et luttons contre la maladie qui ravage notre monde ", a souligné le secrétaire général dans son message publié par la Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali), hier, lundi 23 mars 2020.

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