Michel Hidalgo, l'ancien sélectionneur de l'équipe de France, est mort

Solenn Plantier
Mars 27, 2020

C'est en grande partie grâce à lui que les Bleus ont en 1984 décroché leur premier titre international lors du Championnat d'Europe de football disputé en France.

Au-delà de l'homme, Alain Giresse retient aussi de Michel Hidalgo ce formidable technicien, qui a su "apporter un style de jeu vraiment attrayant à l'équipe de France à un moment où elle se cherchait un petit peu". Michel Hidalgo a également été à la tête des Bleus lors de la légendaire et tragique demi-finale de Séville au Mondial 1982, perdue aux tirs au but contre l'Allemagne de l'Ouest (3-3 a.p., 4 t.a.b à 5).

Michel Hidalgo a en effet grandi près de Caen, sur le plateau de Colombelles / Mondeville / Giberville.

Le sélectionneur français Michel Hidalgo est mort jeudi à 87 ans. Après des décennies de "lose", la France du foot remporte enfin son premier trophée majeur, clubs et sélection confondus. Champion de France en 1955, il avait participé à la première finale de la Coupe des clubs champions européens, inscrivant un but contre le Real Real Madrid d'Alfredo Di Stefano (3-4).

"Il a créé l'équipe, et puis après, à nous de nous débrouiller".

Il lui a fallu huit ans à la tête des Bleus, le plus long bail avec Deschamps, pour arriver au sommet, la qualifiant d'abord pour la Coupe de monde 1978, après douze ans d'absence de l'élite.

Lui aussi membre du fameux carré magique, Jean Tigana s'est remémoré ses meilleurs souvenirs avec Hidalgo. Son père était ouvrier à la SMN, la Société métallurgique de Normandie. "Un sélectionneur qui gagne, disait Michel Hidalgo, c'est Louis XIV, Versailles et la Galerie des Glaces". C'est comme joueur de l'ASM qu'il dispute en 1962 son unique match avec l'équipe de France, un amical contre l'Italie à Florence (défaite 1-2).

Sélectionneur entre 1976 et 1984 (un record de longévité à ce poste), cet adepte du jeu offensif a poussé les Bleus vers le succès, avec patience et détermination.

Le Premier ministre de l'époque, Laurent Fabius, lui propose alors le poste de ministre des Sports, mais il décline, une décision qu'il regrettera plus tard. Mais il dit oui à Bernard Tapie pour endosser le rôle de manager de l'Olympique de Marseille, titre qu'il gardera jusqu'en 1991.

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