Pourquoi la Belgique a détruit-elle des masques périmés sans les remplacer ?

Evrard Martin
Mars 26, 2020

Pour ne pas devoir détruire à nouveau des stocks et les reconstituer, la ministre de la Santé, Maggie De Block, a préféré le principe d'un stock tournant dont une partie serait régulièrement mise sur le marché de manière à éviter la péremption du matériel, expliquait lundi son cabinet.

En Belgique comme en France ou en Italie, le personnel hospitalier affronte la pandémie de Covid-19 en première ligne, sans toutefois être suffisamment équipé ou nombreux.

Les masques, acquis à l'occasion de l'épidémie de grippe H1N1 en 2009, avaient atteint leur date de péremption, mais par souci d'économie dans le budget des soins de santé, la ministre Maggie De Block a décidé de ne pas renouveler cette réserve, affirme le site.

Contactée par RTL, la ministre de la Santé a expliqué que le stock en question n'avait pas été conservé dans de bonnes conditions à la Défense et avait été détruit en 2017. "Les masques étaient ainsi devenus inutilisables", indique le cabinet.

Ne souhaitant pas "répéter les erreurs du passé", Maggie De Block a voulu changer le mode de fonctionnement d'achat et de conservation des masques destinés au personnel médical.

En février 2019, alors que personne ne s'attendait à la pandémie de Covid-19, la Belgique a procédé à la destruction d'un stock stratégique de près de six millions de masques de protection de type FFP2, rapporte Le Vif.

Un "plan" a été demandé en ce sens au SPF Santé publique, mais une telle solution globale est plus complexe. Et de poursuivre: "Cela nécessite des adaptations législatives, des accords avec d'autres départements, des adaptations de contrats avec les fournisseurs, un plan de coordination pour le secteur, etc".

" Acheter des masques sans plan revient à gaspiller l'argent du contribuable ", ajoutait-il.

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