Quand Roselyne Bachelot vole à son secours — Emmanuel Macron

Pierre Vaugeois
Mars 23, 2020

"Le gouvernement fait le maximum, avec les moyens qui lui ont été donnés" a déclaré, sur Franceinfo, celle qui a été ministre de la santé de 2007 à 2010, Roselyne Bachelot .L'ancienne ministre de la santé, s'est érigée en farouche défenseure d'Emmanuel Macron, le dimanche 22 mars, en indiquant qu'on ne peut attribuer à son gouvernement la responsabilité de l'appauvrissement du stock de masques .

L'acquisition d'importantes quantités de masques et d'antiviraux, dont la majeure partie des stocks était constituée avant 2009, s'est avérée pertinente. On voit bien les difficultés d'approvisionnement actuelles (...) Dans une pandémie mondiale, les fournitures, que ce soit de médicaments, de matériel de prévention, de vaccins, font l'objet d'une course, d'une bagarre entre les différents pays.

250 millions de masques doivent être livrés dans les prochains jours, des tests de prototypes sont annoncés par le Premier ministre.

Fallait-il conserver et entretenir le stock constitué en France? Si le chiffre d'un milliard de masque paraît considérable, il ne l'est en fait pas, quand il s'agit de protéger quotidiennement trois millions de personnels médicaux et paramédicaux, les forces de l'ordre ou les personnels chargés des approvisionnements de première nécessité. Je crois que l'État fait le maximum. Il est soumis à un certain nombre de contraintes techniques. Il faut relancer les chaînes de fabrication à la fois à l'étranger, et chez nous. Le gouvernement actuel n'est pas responsable de l'appauvrissement du stock de masques.

"'J'avoue que l'autorisation du jogging me laisse éminemment perplexe'' a-t-elle indiqué.En effet, le confinement est un peu moins strict surtout en ce qui concerne la possibilité de faire le jogging". Et je pense que devant ce qui nous attend, la gravité de ce qui nous attend, il faut rester au maximum chez soi.

Interrogée sur le mea culpa, notamment sur les réseaux sociaux de certains qui l'avaient critiquée en 2010, Roselyne Bachelot estime que l'heure était à la solidarité.

C'est évidemment très touchant, mais je ne veux pas surfer là-dessus. C'est le moment de serrer les dents et de se serrer les coudes.

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