Dubaï va renflouer les caisses de la compagnie Emirates — Aérien

Xavier Trudeau
Avril 3, 2020

La compagnie Emirates Airlines de Dubaï a annoncé jeudi avoir été autorisée à reprendre, dès le 6 avril, un nombre limité de vols passagers, deux semaines après avoir cloué au sol sa flotte en raison de la pandémie de la COVID-19.

Emirates a interrompu ses vols passagers la semaine dernière sur ordre des autorités fédérales des Émirats de suspendre tous les vols commerciaux.

La compagnie Emirates, la plus importante du Moyen-Orient avec 271 gros-porteurs, " a reçu l'approbation des autorités des Emirats arabes unis de reprendre un nombre limité de vols passagers ", a indiqué cheikh Ahmed ben Saïd Al-Maktoum. "Emirates, notre transporteur national, a fait de Dubaï une plaque tournante mondiale du transport aérien et a une grande valeur stratégique étant l'un des principaux piliers de l'économie de Dubaï, ainsi que de l'économie des Emirats arabes unis en général", ajoute-t-il, en guise d'explication.

La compagnie a transporté environ 90 millions de passagers l'année dernière et est l'une des rares à dégager des bénéfices ces dernières années.

Dubaï ne laissera pas tomber sa compagnie nationale. Le point intéressant " dans le geste de Dubaï " c'est la reconnaissance de l'importance des transporteurs dans l'économie des Emirats. "Pour les compagnies aériennes, c'est Apocalypse Now", avait déclaré le chef de l'IATA, Alexandre de Juniac.

" Plusieurs gouvernements répondent de manière positive au besoin de mesures de soulagement", a-t-il poursuivi en citant la Colombie, les Etats-Unis, Singapour, l'Australie, la Chine, la Nouvelle Zélande et la Norvège. Elle n'opère plus que des vols de rapatriement et des vols cargo.

En France, aucune décision n'a été prise concernant Air France.

"Nous vivons une période sans précédent pour le secteur du transport aérien, mais nous allons nous en sortir". Face à cette situation, les mesures prises par le gouvernement sont nécessaires mais ne seront pas suffisantes pour sauvegarder le pavillon français en situation de survie.

"L'industrie du transport aérien est confrontée à sa plus grave crise".

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