Air Canada va licencier jusqu'à 60% de ses effectifs

Xavier Trudeau
Mai 19, 2020

C'est ce qui ressort d'un message transmis, vendredi, par le principal transporteur aérien canadien aux médias locaux.

Air Canada a suspendu la plupart de ses vols internationaux, y compris vers les Etats-Unis après l'annonce de la fermeture temporaire de la frontière entre ce pays et le Canada pour tenter d'enrayer la propagation du coronavirus.

Le transporteur Air Canada a annoncé, ce vendredi, son intention de licencier au moins 20.000 employés en raison des conséquences économiques la pandémie de COVID-19. On parle de 20 000 pertes d'emplois.

Les licenciements toucheront au bas mot 19 000 salariés - la moitié de la masse salariale actuelle - et le nombre pourrait grimper jusqu'à 22 800 personnes touchées.

Bien que le trafic devrait reprendre quelque peu avant la fin de l'année, le PDG d'Air Canada, Calin Rovinescu, a déclaré la semaine dernière que la reprise sera lente, avec au moins trois ans de revenus inférieurs à la moyenne.

Depuis le début de la crise sanitaire au Canada, Air Canada a vu ses vols réduits de 95 %.

La compagnie aérienne n'a pas répondu directement aux questions visant à savoir si elle cesserait de demander la subvention salariale d'urgence du Canada, qu'Ottawa a récemment prolongée jusqu'en août.

La décision de remercier autant d'employés s'inscrit dans ce qu'Air Canada doit faire pour se sortir de la crise et commencer à reconstruire l'entreprise, a indiqué son vice-président, Craig Landry.

La compagnie, qui compte environ 38.000 employés, explique qu'elle ne prévoit pas un retour à la normale avant longtemps. Selon la presse canadienne, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente les membres d'équipages d'Air Canada, a réclamé que la compagnie aérienne demanderait aux employés de réduire leur temps de vol, de prendre des congés pour une durée maximale de deux ans ou de démissionner tout en conservant des privilèges de voyage.

Mais la grande majorité de ces employés réembauchés sont restés chez eux à la suite de l'octroi de la subvention, en raison de l'effondrement de la demande.

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