Fuite de Carlos Ghosn: deux arrestations aux Etats-Unis

Xavier Trudeau
Mai 20, 2020

Les autorités américaines ont arrêté mercredi un ancien soldat des forces spéciales et un autre homme recherché par le Japon, accusés d'avoir permis l' évasion de l'ancien patron de Nissan, Carlos Ghosn, hors du pays.

Carlos Ghosn a ensuite été récupéré par Okan Kosemen, un employé de l'opérateur MNG Jet qui est toujours écroué en Turquie, pour le vol Istanbul-Beyrouth, où le fugitif a été accueilli à son arrivée par Nicholas Meszaros, un pilote d'avion de nationalité libanaise.

Visé par un mandat international d'Interpol, c'est par voix de communiqué de presse que début 2020, Carlos Goshn avait fait ses premières révélations. Ces derniers sont accusés d'avoir aidé Carlos Ghosn à quitter le Japon. Leur arrestation a été demandée par le procureur en attendant les audiences d'extradition, au motif que Michael Taylor "présente un énorme risque de fuite ". Peter Taylor a été interpellé alors qu'il s'apprêtait à partir pour le Liban, où s'est réfugié l'ancien patron de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, et qui n'a pas de traité d'extradition avec le Japon, ont-ils souligné.

Vivant depuis des mois à Tokyo, en liberté sous caution, Carlos Ghosn avait, selon la police japonaise, profité d'un certain relâchement de la surveillance de ses faits et gestes pour rejoindre Michael Taylor et George-Antoine Zayek dans un grand hôtel de la capitale japonaise. Il aurait rencontré Carlos Ghosn au moins sept fois pour affiner les détails de son évasion très risquée dont le top départ n'aurait été décidé qu'assez tard dans la séquence. Après avoir quitté l'armée américaine et entraîné les milices chrétiennes des Forces libanaises, il s'était reconverti dans la sécurité privée, et avait participé à diverses opérations clandestines, souvent en coopération avec les autorités américaines. Sa fuite au Liban, ultra-médiatisée, a plongé dans l'embarras les autorités japonaises, qui ont réclamé son retour dans l'archipel pour qu'il y soit jugé pour les faits de malversations financières qui lui sont reprochés et qu'il nie en bloc. Michael Taylor avait dû cesser ses activités après avoir tenté de corrompre un agent du FBI après avoir obtenu illégalement un contrat de sécurité. Cette opération avait eu un retentissement médiatique mondial. Ils doivent comparaître ce mercredi 20 mai devant un juge.

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