L'été n'arrêtera pas la pandémie selon des chercheurs américains — Coronavirus

Evrard Martin
Mai 21, 2020

Certains études statistiques, et les hypothèses de certains virologues tendent à établir une légère corrélation entre le climat et l'épidémie: plus il ferait chaud et humide, moins le virus se propagerait. Il ne s'agit pourtant en rien d'une affirmation, mais d'une supputation, car on ne connaît pas le lien biologique entre la maladie et le climat.

"Nous prévoyons que les climats plus chauds et humides ne ralentiront pas le virus dans les stades initiaux de la pandémie", indique la première autrice de l'étude, Rachel Baker, citée par Le Parisien. C'est pour cela que l'étude publiée dans la revue Science ne réfute pas cette piste, mais la considère comme étant négligeable pour le moment.

Le climat, en particulier l'humidité, joue un rôle dans la propagation d'autres coronavirus et de la grippe, mais ce facteur devrait être limité par rapport à un autre facteur beaucoup plus important dans la pandémie actuelle, selon les chercheurs: la faible immunité collective contre SARS-CoV-2, c'est-à-dire que la réserve de gens à infecter reste amplement suffisante pour assurer une progression rapide. "En général, parce qu'il y a tellement de sensibilité dans la population, le virus se propagera rapidement quelles que soient les conditions climatiques".

Les auteurs de l'étude pensent que le coronavirus va contaminer progressivement une grande partie de la population.

" D'autres coronavirus humains, comme le rhume, dépendent fortement des facteurs saisonniers et culminent en hiver, en dehors des tropiques", a déclaré le professeur Brian Aynfell.

L'équipe a développé plusieurs modèles du coronavirus émergent, basés sur la surveillance des virus grippaux et des coronavirus connus qui provoquent des rhumes en simulant ce qui pourrait se produire dans plusieurs régions du monde avec des températures et des niveaux d'humidité différents.

"Nos résultats impliquent que les régions tropicales et tempérées doivent se préparer à des épidémies sévères et que les températures estivales ne vont pas contenir la propagation des infections", concluent les chercheurs.

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