L'application de traçage StopCovid pourrait être disponible dès ce week-end

Alain Brian
Mai 26, 2020

Alors que le gouvernement a soumis la sortie de l'application destinée à repérer la propagation du coronavirus au vote du Parlement, la Cnil a donné mardi 26 mai son feu vert. La solution proposée par le gouvernement se nomme StopCovid, et fonctionne comme une appli de traçage de contacts qui détecte tous ceux ayant côtoyé un malade.

Dans une interview au Figaro, Cédric O, secrétaire d'État chargé du Numérique, explique que l'application pourrait être disponible dès ce week-end du 30 mai. Un délai plus court que ce qui était prévu puisque, jusqu'ici, l'app n'était pas attendue avant le 2 juin.

"C'est le bon moment, car les Français ont de plus en plus envie de sortir et de retrouver une vie sociale", selon lui.

L'application permettra à un utilisateur de garder la trace des autres utilisateurs croisés pendant les deux dernières semaines (à moins d'un mètre, pendant au moins 15 minutes). Cette application vise à informer les personnes utilisatrices qu'elles ont été à proximité de personnes diagnostiquées positives au COVID-19 et utilisant la même application, cette proximité induisant un risque de contamination. "Cet outil est une assurance supplémentaire, alors que l'épidémie est toujours là et peut repartir à tout moment", insiste M. O.

Un débat et un vote doivent encore être organisés à l'Assemblée nationale et au Sénat cette semaine, ce qui démontre que le projet est encore loin de faire l'unanimité au sein des parlementaires. "Si le Parlement devait s'opposer au déploiement de StopCovid, l'application ne serait pas déployée", a-t-il par ailleurs assuré.

Malgré les réticences des défenseurs de la vie privée, la Cnil (Commission nationalede l'informatique et des libertés) a donné son feu vert mardi à la mise en place de StopCovid.

Cette saisine fait suite à l'avis rendu par la CNIL le 24 avril 2020 sur le principe même du déploiement d'une telle application. Les travaux s'appuient également sur l'ANSSI pour garantir la résilience et la sécurité des solutions étudiées et associe également la CNIL afin d'apporter les garanties nécessaires de protection de la vie privée.

Si l'autorité reconnaît de prime abord que "le fait d'instituer un dispositif qui enregistre automatiquement les cas contacts de ses utilisateurs constitue une atteinte à la vie privée qui n'est admissible qu'à certaines conditions" et qu'il y aura bien un traitement de données à caractère personnel, elle nuance rapidement son propos.

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