Le père d'un petit garçon décédé de la maladie de Kawasaki témoigne

Evrard Martin
Mai 19, 2020

Le 8 mai, un petit garçon de 9 ans est mort à l'hôpital La Timone de Marseille. "Auprès de nos confrères de BFMTV, son père a décidé de témoigner". " Tout a commencé trois ou quatre jours avant sa mort. Il avait une forte fièvre, ne mangeait plus, vomissait beaucoup, souffrait de diarrhées et avait des boutons rouges sur tout le corps", précise-t-il.

L'équipe médicale estime alors que le "tableau clinique" est "comparable à celui d'une scarlatine".

" Nous sommes rentrés à la maison et ma femme lui faisait couler un bain".

Son état se serait ensuite dégradé.

Mais au retour des urgences, "le petit a commencé à avoir la tête qui partait en arrière et les yeux qui tournaient". Le médecin explique alors au père que les symptômes ressemblent à ceux du Kawasaki. Il estime que renvoyer son enfant chez lui "cela a été une erreur très grave, cela a coûté la vie de mon fils".

" Je l'ai tenu dans mes bras et je pouvais voir qu'il avait du mal à respirer". Le temps d'enfiler mes chaussures, j'ai senti tout son corps se relâcher dans mes bras.

Là, le diagnostic de la maladie proche de celle de Kawasaki est posé. Il a alors contacté le SAMU et les pompiers.

Admis au service de réanimation pédiatrique de la Timone (Marseille), le 2 mai, un petit garçon avait été diagnostiqué avec une forme proche de la maladie de Kawasaki. Puis, grâce à une prise de sang, on découvre que l'enfant a été " en contact " avec le coronavirus au cours des semaines précédentes sans développer ses symptômes. "Des hypothèses initiales indiquent que ce syndrome pourrait être lié au Covid-19", a déclaré vendredi le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en appelant "tous les cliniciens dans le monde à travailler (pour) mieux comprendre ce syndrome chez les enfants ".

Le 8 mai, le garçon décède d'une "atteinte neurologique liée à un arrêt cardiaque". Ses parents veulent porter plainte contre l'hôpital.

" Le médecin m'a expliqué que le décès était dû à une période où son cerveau n'a pas été oxygéné ", témoigne le père. Il déplore "Sa mort aurait peut-être pu être évitée s'il était resté à l'hôpital la première fois". Si l'enfant n'avait pas été renvoyé chez lui, pour lui, son fils aurait pu être sauvé.

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