Les autorités sanitaires françaises font marche arrière sur l'utilisation de l'hydroxychloroquine

Evrard Martin
Mai 27, 2020

Ces trois institutions argumentent leur décision.

Peu après cet avis, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a annoncé sa volonté de suspendre "par précaution" les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine en France, "dans l'attente d'une réévaluation globale du bénéfice/risque de cette molécule dans les essais cliniques".

L'OMS a annoncé la suspension temporaire de ses essais cliniques concernant le traitement du Covid-19 par la chloroquine.

Depuis fin mars, l'hydroxychloroquine - médicament dérivé de l'anti-paludéen chloroquine - pouvait être prescrite à titre dérogatoire à l'hôpital et uniquement pour les patients gravement atteints, sur décision collégiale des médecins.

Le HCSP avait été saisie par le ministre de la Santé, samedi 23 mai, après la parution d'une étude dans la revue médicale The Lancet. L'Oms est en train de passer à la vitesse supérieure en invitant les pays à arrêter d'administrer ce traitement aux patients diagnostiqués positifs à la Covid-19.

Pour parvenir à ces recommandations, le HCSP a analysé "les publications sur le sujet, dont l'article du Lancet ", ainsi que "les rapports des centres régionaux de pharmacovigilance rapportant des effets secondaires potentiellement graves, en particulier cardiovasculaires, en lien avec l'utilisation de ce médicament ". Alors que certains scientifiques, le professeur Didier Raoult en tête, continue de promouvoir l'hydroxychloroquine, pour soigner les patients infectés par le Covid-19, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) préfère miser sur la prudence.

De son côté, la suspension dans les essais cliniques souhaitée par l'ANSM prendra effet après un délai de 24 heures de procédure contradictoire auprès des organisateurs de ces essais. Dans une vidéo mise en ligne lundi, il avait déjà qualifié l'étude du Lancet de " foireuse ". La controverse qui entoure les traitements à base d'hydroxychloroquine (HCQ) connaît-elle (enfin) son dénouement en France? "Les autres essais cliniques se poursuivent", a déclaré le Dr. Tedros lors d'un point presse.

Lundi, le chef de l'OMS a tenu à rappeler qu'hydroxychloroquine et chloroquine "sont reconnus comme généralement sûrs pour les patients atteints de maladies auto-immunes ou de paludisme".

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