L'Inde et le Bangladesh affrontent le puissant cyclone Amphan

Claudine Rigal
Mai 21, 2020

Outre-mer la 1ère avec AFP •.

"Le cyclone a touché terre". "L'œil se trouve au-dessus de l'île de Sagar", dans l'estuaire du fleuve Hoogly, a déclaré à l'AFP Sanjib Banerjee, directeur du centre météorologique régional.

Des centaines de villages côtiers et des infrastructures ont été ravagés dans ces régions par des vents violents et des pluies torrentielles provoquant l'inondation de bâtiments et la chute de lignes électriques.

"Les gens hurlent lorsque les rafales traversent la ville en secouant les portes et fenêtres", a raconté à l'AFP Sriparna Bose, une professeur d'université de 60 ans.

De larges parties de la capitale de l'État du Bengale occidental sont plongées dans le noir, l'électricité ayant été coupée préventivement pour éviter les accidents.

Faisant au moins 24 victimes, le cyclone Amphan s'est abattu sur l'est de l'Inde et sur le Bangladesh, causant d'innombrables dommages dont les images ont été relayées sur les réseaux sociaux. "Jamais de ma vie je n'ai vu une telle situation", a souligné cette habitante de Calcutta.

Au Bangladesh voisin, la menace est encore plus grande car une grande partie de la zone susceptible d'être frappée par le cyclone est située sous le niveau de la mer.

Le cyclone Amphan dévaste l’Inde et le Bangladesh
Des villageois tentent de remettre en état leurs habitations après le passage du cyclone Amphan à Satkhira, le 21 mai 2020. AFP

Délaissant leur foyer, leurs biens et parfois leur bétail, les évacués s'entassent par centaines dans des abris, inquiets tout autant du cyclone que des risques d'être contaminés par le nouveau coronavirus dans ces espaces clos.

"La pièce est bondée et maintenir la distanciation physique est impossible ici". Tout dépend de Dieu maintenant. "Seul Dieu peut nous sauver", a déclaré à l'AFP Rumki Khatun, une Bangladaise de 25 ans réfugiée avec son fils de cinq mois dans une école de la ville de Dacope.

Malgré les recommandations officielles de mettre un masque de protection dans les abris, de nombreuses personnes déplacées n'en portent pas en se parlant, a constaté une équipe de l'AFP sur place.

Un volontaire du Programme de préparation aux cyclones (CPP) utilise un mégaphone pour exhorter les résidents à évacuer vers des abris avant l'arrivée prévue du cyclone Amphan à Khulna le 19 mai 2020. L'Inde et le Bangladesh évacuent lundi des centaines de milliers de personnes de leurs côtes à l'approche d'un cyclone qui pourrait s'avérer le plus puissant à frapper la région depuis 2007.

Apparu ce week-end en mer, Amphan (se prononce "um-pun") avait atteint lundi la catégorie 4 sur 5 sur l'échelle de Saffir-Simpson, avec des vents entre 200 et 240 km/h. Mais elles s'attendent à finalement échapper au gros du cyclone et à n'utiliser que 10% de ces capacités.

Près de la station balnéaire indienne de Digha, des bateaux ont été projetés sur la plage, a rapporté le propriétaire d'un hôtel local. "Il y a un fort vent et il pleut". Un bateau de l'ONG aidant à l'évacuation de villageois s'est renversé sous les rafales de vents dans une rivière de la ville côtière de Kalapara. Au moins 24 personnes sont mortes dans la tempête qui a déferlé en Inde et au Bangladesh durant quelques jours, indique Associated Press.

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