Manifestations : Donald Trump soutient que l'armée prendra le contrôle de la situation

Pierre Vaugeois
Mai 31, 2020

Il a déclaré que bien qu'il avait personnellement eu une réaction viscérale négative à la rhétorique incendiaire de Trump, il a jugé que ses paroles n'enfreignaient pas les conditions d'utilisation de la plateforme: "Bien que le poste fait référence à un passage troublant de l'histoire des États-Unis, nous avons pris la décision de ne pas l'interdire, pour que les américains sachent que leur gouvernement envisageait de déployer la Garde Nationale dans l'État du Minnesota - en réponses aux émeutes survenues suite à la mort d'un afro américain de 46 ans, George Floyd, tué par un policier blanc".

Le président américain Donald Trump fait une annonce sur les relations commerciales des États-Unis avec la Chine et Hong Kong dans la roseraie de la Maison Blanche à Washington, États-Unis, le 29 mai 2020. Un manque total de leadership.

"Je viens de parler au gouverneur Tim Walz et je lui ai dit que l'armée était avec lui".

Pierre angulaire de l'internet américain, elle offre notamment à Facebook, Twitter ou YouTube (Google) une immunité contre toute poursuite judiciaire liée aux contenus publiés par des tiers et leur donne la liberté d'intervenir sur les plateformes à leur guise. Pour le moment, l'autre mastodonte des réseaux sociaux se désolidarise de Twitter. Mardi, pour la première fois, Twitter s'attaquait aux publications de Donald Trump en suggérant que celles-ci relevaient de la désinformation.

Une déclaration intervenue quelques heures avant que le Président américain ne signe jeudi 28 mai un décret visant à limiter la protection des réseaux sociaux et la latitude dont ils bénéficient dans la modération de leurs contenus. "Les républicains ont le sentiment que les plateformes de réseaux sociaux censurent totalement les voix conservatrices".

"Ce Tweet a enfreint les Règles de Twitter relatives à la glorification de la violence". "Ces CASSEURS déshonorent la mémoire de George Floyd, et je ne laisserai pas faire cela". Le tweet est du coup caché par défaut, et il est impossible de le commenter, de le " liker " ou de le retweeter sans commentaire. La position de Facebook sur les tweets de Trump fait écho à sa politique concernant les publicités politiques, qui a été critiquée en début d'année parce que Facebook permet aux politiciens de mentir sans que les faits soient vérifiés. Le tweet reste intégralement visible lorsqu'on clique sur le message. Le réseau social continue toutefois de l'afficher, estimant que " sa disponibilité peut présenter un intérêt pour le public ".

L'un des proches conseillers du président, Dan Scavino, qui s'occupe en particulier de sa stratégie sur les réseaux sociaux, a lui franchi un pas dans ses attaques.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL