Un lycéen refuse 4,7 milliards de Fcfa pour le rachat de son site sur le coronavirus

Xavier Trudeau
Mai 22, 2020

Dès le mois de janvier, il avait créé un site pour recenser des informations sur le coronavirus. En regroupant les données de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et des gouvernements à travers le monde, le site est constamment actualisé en fonction des nouveaux cas d'infection, de mort ou de guérison et propose de nouvelles fonctionnalités, comme un calculateur de taux de survie.

Du fait de l'énorme succès de son site internet, Avi Schiffmann s'est vu proposer des offres de publicité, dont une d'un montant de 8 millions de dollars. Depuis, ce site reçoit 30 millions de visites par jour. Là où nombreux auraient accepté l'offre, Avi Schiffmann a fait preuve d'une intégrité totale, refusant l'offre, car jugeant, selon ses propres confidences au magazine Business Insider : "Je n'ai que 17 ans, je n'ai pas besoin de huit millions de dollars". Bien qu'alléchante, Avi Schiffman a décidé de décliner cette proposition pour plusieurs raisons. Il ne souhaite pas non plus que les pop-ups ruinent l'interface utilisateur et que les acheteurs lui demandent des modifications avec lesquelles il ne serait pas d'accord.

Il juge que ce site est d'utilité public et qu'il doit être consultable facilement. Il craint qu'en le vendant, l'ajout d'annonces publicitaires ralentisse le site et le rende inutilisable pour les visiteurs du monde entier qui n'ont pas une connexion très rapide. On y retrouve pour chaque pays le nombre de personnes contaminées, le nombre de décès ou encore le nombre d'individus qui ont été guéris. Avi Schiffmann a par ailleurs estimé qu'il aurait pu se faire jusqu'à 30 millions d'euros, s'il avait écouté le chant des sirènes de la publicité. Pour l'instant, ce site lui prend tout son temps et lui a même "fait sauter deux semaines d'école ". Cette expérience lui aura permis de rencontrer des investisseurs et de recevoir une offre d'emploi de la part de Microsoft, qu'il a aussi refusée. "Si demain je montais mon entreprise, je sais que les investisseurs prendraient au moins le temps de regarder mon business plan". Mais ce dont il rêve, c'est de pouvoir discuter avec Bill Gates.

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