Un plan de 750 milliards d’aide à l’économie — Europe

Claudine Rigal
Mai 29, 2020

La CE propose d'ailleurs par la même occasion un budget 2021-2027 de 1.100 milliards d'euros, à peine plus élevé que ce que dans sa proposition d'avant la crise. Jamais dans l'histoire de l'Union, elle n'avait levé une telle somme au nom de l'UE.

La Commission donnera une liste de directives que les États membres devront suivre pour s'assurer que les investissements correspondent bien aux priorités de l'Union. "À mon avis, cela veut dire, de manière très policée, qu'on va aller vers davantage d'intégration ", décrypte Nathalie Colin-Oesterlé, eurodéputée membre du groupe du Parti populaire européen (PPE) qui a récemment rédigé un rapport sur la pénurie de médicaments. La France serait le quatrième principal bénéficiaire (après la Pologne) avec 38,7 milliards de subventions uniquement, selon les prévisions de la Commission.

"Nous devons faire des investissements à une échelle sans précédent".

Depuis le début de la pandémie du Covid-19, l'élue originaire de Metz a retrouvé pour la première fois les bancs de l'hémicycle bruxellois pour écouter les annonces d'Ursula von der Leyen, qu'elle juge "intéressantes et encourageantes ". Ce financement sera remboursé sur une longue période dans les futurs budgets de l'UE - pas avant 2028 et pas après 2058.

L'hémicycle de la Commission européenne. L'ONG appelle les gouvernements européens à soutenir et renforcer la proposition de la Commission et les institutions européennes éà mettre place une véritable coordination des plans nationaux de "relance " pour éviter des plans contradictoires et de court terme ".

"Ça n'a pas de sens de le faire pays européen par pays européen, il faut le faire collectivement et appliquer cette règle collectivement", a-t-il considéré. Mais obtenir l'unanimité des États membres, requise sur le budget, sera difficile.

La tempête économique n'a pas resserré les rangs entre pays du Nord et ceux du Sud, les plus éprouvés par la crise sanitaire.

De l'autre, les Etats dits "frugaux", comme l'Autriche, les Pays-Bas, le Danemark et la Suède, réticents à l'idée de simples transferts budgétaires vers des Etats membres, et qui préfèrent l'option de prêts (remboursables) aux Etats les plus touchés.

" Il s'agit d'une nécessité urgente et exceptionnelle pour une crise urgente et exceptionnelle".

"L'épreuve du feu pour Bruxelles": c'est ainsi que la présentation du plan de relance de la Commission cet après-midi au Parlement européen est qualifié par Les Echos.

L'exécutif européen souhaite aussi que le programme "Horizon Europe ", qui soutient la recherche sur le Vieux continent, soit doté plus généreusement.

Quels sont les points importants de ce plan de relance?

Une proposition encore loin du résultat futur des négociations?

La Commission européenne veut rassembler tous les instruments d'investissement de l'UE existants sous la bannière d'un nouveau fonds appelé " InvestEU", qui succèdera au plan Juncker.

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