Une enquête sur la réponse à la pandémie sera menée (OMS) — Coronavirus

Claudine Rigal
Mai 18, 2020

Critiquée pour avoir volontairement minimisé la gravité de la situation au début de l'épidémie du coronavirus qui s'est déclarée en premier en Chine en décembre 2019, la Chine a également au cœur de la décision américaine de suspendre les aides à l'Organisation mondiale de la Santé.

Dans un message vidéo, le leader chinois Xi Jinping a promis de partager un éventuel vaccin avec le reste du monde et de consacrer sur deux ans 2 milliards de dollars à la lutte mondiale contre le nouveau coronavirus, apparu dans son pays à la fin de l'an dernier.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a clairement laissé entendre lundi que les diplomates chinois voteraient ce texte.

Le président américain avait dénoncé la ligne de défense de l'OMS envers la Chine malgré sa faible contribution financière à l'organisation contrairement à celle des Etats-Unis. Réfutant ces accusations, l'homme fort de Pékin a assuré que son pays avait "toujours" fait preuve de "transparence" et de "responsabilité", en partageant les informations avec l'OMS et d'autres pays en temps utile.

Les Etats-Unis et l'Australie ont appelé à une enquête internationale sur l'origine du virus.

Dans l'attente de cette grande "évaluation" de la réponse mondiale à la pandémie, Xi Jinping se positionne en acteur incontournable dans la course à un éventuel vaccin, soucieux de protéger les Chinois mais aussi de faire taire les critiques occidentales sur sa gestion de l'épidémie.

Un soutien qui a permis à la Chine d'avoir actuellement cinq vaccins expérimentaux déjà testés sur l'Homme, selon les dires du président.

Tout vaccin éventuel mis au point par la Chine deviendra un "bien public mondial".

Selon la plupart des experts, un vaccin contre le covid-19 ne pourra cependant être finalisé qu'en 12 à 18 mois au minimum. La Chine souhaite notamment travailler avec les membres du G20 "pour mettre en oeuvre l'initiative d'allègement de la dette des nations les plus pauvres", et leur permettre ainsi de mieux faire face à la crise sanitaire. Enfin, il a proposé de faire de son pays, en collaboration avec l'ONU, une "plateforme logistique" et un "entrepôt" humanitaires d'urgence, destinés à faciliter l'approvisionnement en équipements contre le coronavirus dans le monde.

En l'absence de remèdes éprouvés contre les formes graves de cette maladie, seuls des vaccins administrés à large échelle permettraient de se prémunir contre le coronavirus et d'interrompre la transmission du virus qui a tué environ 300.000 personnes dans le monde.Des sociétés pharmaceutiques et des instituts de santé dans des pays comme les États-Unis, la Chine et l'Allemagne ont dirigé le développement du traitement des patients atteints de COVID-19.

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