Général iranien tué en Irak : l'Iran veut poursuivre 36 personnes, dont Trump

Claudine Rigal
Juin 29, 2020

Le chef de l'Etat et 35 autres Américains sont visés par un mandat d'arrêt après la mort en janvier dernier du général iranien Soleimani, tué par une frappe US.

L'organisation n'a pas souhaité réagir pour l'instant, ses actions étant apolitiques.

Bien qu'insensible à ces accusations, les menaces se multiplient à l'encontre du président américain.

Qassem Soleimani, chef de la Force Al-Qods - unité d'élite chargée des opérations extérieures des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique d'Iran -, a été tué le 3 janvier dans un raid américain près de l'aéroport de Bagdad avec son lieutenant, l'Irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, le leader des paramilitaires pro-Iran dans ce pays.

M. Trump a affirmé le lendemain avoir ordonné l'élimination de Soleimani, ajoutant que le général iranien préparait des attaques "imminentes" contre des diplomates et des militaires américains.

Le mandat d'arrêt a été émis par l'Iran contre Trump et des dizaines d'autres responsables américains.

Le représentant spécial des États-Unis pour l'Iran, Brian Hook, a de son côté qualifié ce lundi cette initiative de "coup politique" lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre d'État saoudien des affaires étrangères, Adel al-Jubeir. Il a notamment été demandé à l'organisation policière internationale d'émettre une "notice rouge" à l'endroit de Donald Trump, ce qui serait un signal extrêmement fort envoyé à la communauté internationale, laquelle se doit de coopérer avec Interpol. "Cela n'a rien à voir avec la sécurité nationale, la paix internationale ou la promotion de la stabilité, donc nous le voyons pour ce qu'il est - c'est un coup de propagande que personne ne prend au sérieux et qui fait passer les Iraniens pour des imbéciles", a-t-il ajouté.

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