La Haute autorité de Santé appelle à reprendre d'urgence les vaccinations — Déconfinement

Evrard Martin
Juin 19, 2020

Abidjan, 17 juin 2020 (AIP) - La Haute Autorité de santé (HAS) a appelé, mardi, à reprendre les vaccinations qui n'ont pas eu lieu à cause du confinement du au COVID-19 en France.

"Les adultes qui ont des maladies chroniques, des fragilités particulières", sont aussi concernés a-t-elle insisté. "C'est une double préoccupation ", a-t-elle ajouté. Le déficit reste important pour la rougeole, avec le risque de voir resurgir des épidémies et de perdre le regain de vaccination qu'on avait, semble-t-il, réussi à obtenir " contre cette maladie contagieuse.

L'étude "évalue en particulier à 44.000 le nombre de nourrissons âgés de 3 à 18 mois qui n'ont pas reçu de vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, les méningites à Haemophilus influenzae de type b et l'hépatite B".

Selon les observations d'Epi-phare, qui a publié son 3e rapport vendredi, " il y a eu un effondrement de la consommation sur toute la période initiale du confinement de -35 % à -71 % pour les vaccins ".

Les doses de vaccins achetées correspondent à une diminution de la couverture vaccinale de 20 à 30 %.

Pourtant, dès le 1er avril, la HAS avait recommandé le maintien de l'ensemble des vaccinations obligatoires des nourrissons (à 2, 4, 5, 11, 12 et 16-18 mois).

Les adultes de santé précaire doivent réaliser des vaccins considérés comme primordiaux, notamment ceux contre le tétanos et le pneumocoque.

En tout, selon le dernier rapport d'Epi-phare, les vaccins non-réalisés durant les 8 semaines de confinement concernent 90.000 personnes de tous âges pour les vaccins anti-papillomavirus (HPV), 123.000 pour le ROR (rougeole-oreillons-rubéole) et 450.000 pour les vaccins antitétaniques destinés aux rappels des enfants (hors nourrissons), adolescents et adultes.

La HAS attire l'attention sur les populations fragiles qui font l'objet de recommandations particulières du calendrier vaccinal (personnes avec maladies chroniques, immunodéprimées, patients sous chimiothérapie, personnes âgées, femmes enceintes...). Selon le résultat, elle indique soit de commencer le rattrapage vaccinal, soit de reporter la vaccination qui débutera dès la guérison, " c'est-à-dire à partir du 8ème jour après le début des symptômes et au moins 48h après disparition de la fièvre et d'une éventuelle gêne respiratoire".

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