Le nouveau maire assène ses coups contre les dirigeants — Bordeaux

Solenn Plantier
Juin 30, 2020

M. Hurmic a par ailleurs réaffirmé lundi sa volonté, déjà exprimée lors de sa campagne, de vendre le stade Matmut Atlantique, où évoluent les Girondins: "Cela ne me choque pas que le club soit propriétaire de son outil de travail, ça se fait dans les grands clubs européens, pourquoi pas à Bordeaux". Il l'accuse d'entretenir des rapports conflictuels avec les Ultramarines, le principal groupe d'ultras du club.

"Ces supporteurs, ce sont des enfants de Bordeaux, des administrés, il est normal que le maire pèse de tout son poids politique pour aller rencontrer très rapidement l'actionnaire King Street et lui dire de doter ce club d'un nouveau président". Si le rendez-vous est pris, je suis prêt à l'honorer et à dire à King Street: "je suis désolé, mais Monsieur Longuépée doit partir".

Place aux actes désormais. Selon lui, "un président qui n'a pas la confiance des supporteurs ne peut pas rester plus longtemps à la tête de ce club". Alors que Hurmic a été aperçu samedi dernier à un rassemblement des Ultramarines, le candidat de la liste "Bordeaux Respire " ne dispose que d'un droit de regard sur le club au scapulaire. Il a été d'une telle arrogance avec eux, à les menacer de porter plainte au pénal. Je suis persuadé que King Street ne pourra pas se permettre le luxe de se mettre à dos et les supporters, et la mairie. Reste à savoir comment réagira King Street face à ce plaidoyer. L'actionnaire américain a toujours recueilli l'hostilité de Pierre Hurmic mais pourrait par exemple s'acheter la paix sociale en lâchant Frédéric Longuépée.

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