L'OMS prévient que la pandémie "s'accélère" — Coronavirus

Claudine Rigal
Juin 30, 2020

"Mais la dure réalité est que c'est loin d'être fini ", a-t-il mis en garde.

Cette évolution positive en Europe ne doit toutefois pas faire illusion: au niveau mondial la pandémie, qui vient de franchir deux seuils symboliques -plus d'un demi-million de morts et dix millions de cas- "est loin d'être finie" et "s'accélère" même, a averti lundi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "La pandémie " s'accélère " actuellement, a-t-il redit, notamment aux Etats-Unis et en Chine, ajoutant même que face à un " monde divisé " et à " un manque d'unité nationale et de solidarité mondiale (...) le pire est à venir ".

"Demain, six mois se seront écoulés depuis que l'OMS a reçu les premiers rapports concernant un groupe de cas de pneumonie de cause inconnue en Chine", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Soulignant qu'un vaccin serait un outil important pour contrôler le virus à long terme, il a appelé dès à présent les gouvernements et les citoyens à ne pas perdre espoir et à mettre en place des solutions simples afin de sauver des vies maintenant.

Le comté de Los Angeles, principal foyer de Covid-19 en Californie, a annoncé lundi qu'il fermerait temporairement ses plages le week-end prochain, férié aux Etats-Unis, pour endiguer un regain de contamination.

L'incertitude pèse sur l'économie, à quelques mois de l'élection présidentielle: le patron de la Banque centrale américaine Jerome Powell a jugé le rythme de la reprise actuelle "extrêmement incertain" en raison du virus.

"Nous allons construire, construire, construire".

Lors d'une rencontre prévue lundi 29 juin soir, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron vont tenter de faire avancer leur projet de plan de relance économique de 500 milliards d'euros, financé par des dettes européennes mutualisées.

Mais le virus a refait son apparition mi-juin à Pékin, au point que les autorités ont dû se résoudre à fermer les écoles et à confiner plusieurs milliers de personnes dans les zones résidentielles jugées à risque.

Au Canada, le Premier ministre Justin Trudeau, a indiqué que son pays se prépare pour une seconde vague "qui pourrait frapper très fort".

Masque obligatoire dans certains lieux publics et feu vert au rétablissement de mesures restrictives: le gouvernement iranien a décrété la remobilisation. Les États-Unis sont le pays le plus touché, suivis du Brésil, du Royaume-Uni, de l'Italie et de la France.

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