Municipales en France: les Verts en force et une abstention record

Claudine Rigal
Juin 29, 2020

"Maintenant c'est le président qui va décider quel nouveau chemin dessiner et qui est le mieux placé pour l'incarner" à l'Elysée, nous glisse une source à Matignon "Mais pas de drame si ça n'est pas lui qui incarne ce nouveau chemin", tempère-t-elle, alors que les deux hommes vont se rencontrer lundi.

Pour les Verts, qui ont longtemps servi de force d'appoint, il s'agit aussi de s'affirmer comme les premiers à gauche avant les prochaines échéances électorales.

Le taux d'abstention record (58 %) enregistré au Havre a fait réagir Edouard Philippe qui a préféré relativiser.

Si Emmanuel Macron a prévu de remanier le gouvernement début juillet, le sort réservé à Edouard Philippe est encore incertain. Ou bien pâtir d'un hypothétique virage écologiste au sommet?

Emmanuel Macron a " marqué sa préoccupation pour le faible taux de participation aux élections municipales ", qui n'est " pas une très bonne nouvelle", a indiqué l'Elysée à l'AFP, alors que l'abstention s'est élevée à environ 60 % au second tour dimanche. Pourtant, des précautions sanitaires exceptionnelles avaient été prises: port du masque obligatoire dans les bureaux de vote, gel hydroalcoolique et priorité aux personnes vulnérables pour voter. Des chiffres à mettre en regard avec une autre donnée de cette enquête: 73% des Français estiment qu'il y aura un "avant" et un "après" crise du coronavirus dans leur "manière d'évaluer l'action des pouvoirs publics". Avec autour de 50% des voix selon des premières estimations, elle devance largement ses concurrentes LR Rachida Dati et LREM Agnès Buzyn.

Pour cette dernière, le calvaire de la campagne s'est achevé par une ultime humiliation: faute de voix suffisantes dans son XVIIe arrondissement, elle ne sera même pas conseillère de Paris.

Principal adversaire d'Emmanuel Macron au plan national, le Rassemblement national a remporté Perpignan. L'ex-compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot, redonne ainsi au parti le contrôle de sa première ville de plus de 100'000 habitants depuis 1995 et Toulon. Un maigre réconfort pour la majorité alors que le scrutin a tourné au fiasco pour La République en marche.

Les listes PCF et PS-EELV n'avaient pas fusionné.

Malgré l'énorme portée symbolique du revers à Marseille, Les Républicains ont quant à eux confirmé leur implantation en remportant dès le premier tour bon nombre des villes de plus de 9.000 habitants qu'ils contrôlaient. Dimanche, ils ont vu Jean-Luc Moudenc reconduit de peu à la tête de Toulouse, comme Christian Estrosi à Nice.

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