Racisme : Coca suspend à son tour la pub sur les réseaux sociaux

Xavier Trudeau
Juin 30, 2020

Vendredi 26 juin, Mark Zuckerberg, le fondateur et CEO et Facebook a pris la parole depuis sa page personnelle par surprise. Mais "pendant au moins 30 jours", Coca-Cola a décidé de se mettre en mode veille et de suspendre toute promotion sur les différentes plateformes.

La marque aux trois bandes a indiqué mardi qu'elle allait développer d'ici 30 jours des " critères pour la création et le maintien d'un environnement cosmopolite et sûr " qu'elle devra s'appliquer à elle-même et que devront respecter ses partenaires. "Plus précisément, nous élargissons notre politique relative aux annonces afin d'interdire les allégations selon lesquelles des personnes d'une race, d'une origine ethnique, d'une origine nationale, d'une appartenance religieuse, d'une caste, d'une orientation sexuelle, d'une identité de genre ou d'un statut d'immigrant spécifiques menacent la sécurité physique, la santé ou la survie d'autrui". Vendredi, conséquence de la chute des recettes publicitaires, l'action de Facebook a perdu plus de 8% de sa valeur, et ne cesse de dégringoler depuis. Il cite notamment Procter & Gamble, Walmart, Microsoft, Amazon, le New York Times.

La deuxième mesure prise par le patron acculé concerne directement l'incident qui a mis le feu aux poudres fin mai.

Twitter, considérant qu'il y avait incitation à la haine, avait masqué ces derniers propos du président américain, et réduit leur circulation potentielle, tout en les laissant disponibles à la consultation. Mais désormais la plateforme pourra ajouter des avertissements aux publications problématiques, mais laissées en ligne au nom de leur "intérêt à être connues du public".

La pression pour une meilleure régulation des plateformes monte en puissance depuis 2018, l'année de la révélation des scandales de 2016, quand des scrutins majeurs ont été ciblés par de puissantes campagnes de manipulation de l'opinion publique via les réseaux sociaux.

Après des critiques à l'encontre de Facebook pour ses écueils dans la modération de contenus haineux et de la désinformation, et particulièrement en période électorale aux États-Unis, ce boycott qui touche à la poule aux œufs d'or de Facebook ne se cantonne pas à Unilever.

L'élection "s'annonçait déjà bouillante, et c'était avant de faire face aux complexités additionnelles liées à la pandémie et aux manifestations pour la justice raciale dans tout le pays", a remarqué Mark Zuckerberg en préambule.

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