Starbucks fait une pause dans la publicité sur les réseaux sociaux — STARBUCKS

Xavier Trudeau
Juin 29, 2020

Coca-Cola a annoncé vendredi qu'elle suspendrait la publicité payante sur toutes les plateformes de médias sociaux dans le monde pendant au moins 30 jours.

" Il n'y a pas de place pour le racisme dans le monde et il n'y a pas de place pour le racisme sur les réseaux sociaux ", a déclaré James Quincey, PDG et président du conseil d'administration". Celui-ci est prévu pour le mois de juillet, mais certains annonceurs ont annoncé l'étendre à tous les réseaux sociaux de manière illimitée, jusqu'à obtenir des engagements et plus de transparence de la part de Facebook.

Coca-Cola va mettre à profit sa pause pour " faire le point sur [ses] stratégies publicitaires et voir si des révisions sont nécessaires", a expliqué M. Quincey.

Le géant des boissons gazeuses a précisé à la chaîne CNBC, que cette "pause" ne signifiait pas qu'il rejoignait le mouvement lancé la semaine dernière par des associations de défense des Noirs américains et de la société civile.

" Cela continue une tendance significative des grandes marques - y compris Unilever et Verizon - s'engageant à suspendre les publicités Facebook pendant au moins le mois de juillet", lit-on dans une déclaration de Colour of Change, une organisation à but non lucratif progressiste, l'un des organisateurs du boycott.

L'annonce intervient après qu'Unilever, dont les marques incluent Dove, Ben & Jerry's et Hellmann's, a déclaré vendredi qu'il arrêterait la publicité sur Facebook, Instagram et Twitter aux États-Unis au moins jusqu'au 31 décembre.

" Les marques ont le devoir d'aider à construire un écosystème numérique fiable et sûr". La société a décidé de ne plus diffuser de publicité sur Facebook, Twitter et Instagram jusqu'à la fin de l'année, notamment pour laisser passer la campagne électorale américaine.

"Si la multinationale reconnaît " des progrès substantiels " en la matière, " il reste encore beaucoup à faire, en particulier dans les domaines de la division et du discours de haine pendant cette période électorale polarisée aux Etats-Unis ".

Plus de 160 groupes, dont Verizon Communications et Unilever, ont rejoint la campagne et suspendu l'achat de publicités sur Facebook, le plus grand réseau social mondial.

Sous la pression, Facebook a lâché du lest sur les principes affichés par son fondateur Mark Zuckerberg, qui a lui-même annoncé un durcissement de la position du réseau social face aux messages haineux. Il prévoit également d'ajouter des avertissements aux publications problématiques qu'il laisse en ligne. "Plus précisément, nous élargissons notre politique relative aux annonces afin d'interdire les allégations selon lesquelles des personnes d'une race, d'une origine ethnique, d'une origine nationale, d'une appartenance religieuse, d'une caste, d'une orientation sexuelle, d'une identité de genre ou d'un statut d'immigrant spécifiques menacent la sécurité physique, la santé ou la survie d'autrui". A l'approche de la présidentielle de novembre, il s'est aussi engagé à ce que ses équipes soient mobilisées pour contrer toute tentative de manœuvres de suppression du vote (notamment des minorités). Résultat, ce dernier se retrouve en quatrième position du classement des hommes les plus riches de la planète, derrière Bernard Arnault, Jeff Bezos et Bill Gates. "Les utilisateurs pourront partager ces contenus pour les condamner (...) mais nous les avertirons que les publications en question enfreignent potentiellement nos règles", a précisé Mark Zuckerberg.

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